
Dans la nuit du 21 au 22 avril 2026, des éléments de pierre se sont détachés de la chapelle du lycée Joachim-du-Bellay, à Angers (Maine-et-Loire), et sont tombés dans la cour de l’établissement. Par mesure de précaution, la reprise des cours, prévue lundi 27 avril, se fera à distance.
Des chutes de pierres dans une zone déjà sécurisée
L’incident s’est produit en pleine nuit. « Des pierres de la corniche de la chapelle du lycée sont tombées dans la cour, au sein du périmètre déjà sécurisé autour du bâtiment », indiquent l’académie et la Région dans un communiqué conjoint.
Les dégâts ont été constatés au matin du jeudi 23 avril, déclenchant l’intervention rapide des services compétents, notamment ceux de la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) et de la Région Pays de la Loire. Selon les premières analyses, ces éléments, déjà fragilisés, ont été « particulièrement détériorés par la fuite d’un chéneau et les importantes pluies de cette année ».
Une rentrée décalée en présentiel
Face à ces risques, le proviseur a décidé d’activer la continuité pédagogique à distance pour la journée du lundi 27 avril, jour de rentrée pour les élèves. Le retour en présentiel est envisagé dès le lendemain, mardi 28 avril, si les conditions de sécurité sont réunies.
Des travaux d’urgence engagés
Depuis l’incident, plusieurs opérations ont été menées pour sécuriser le site. Il s’agit notamment de déposer les éléments menaçant de chuter et de neutraliser les zones à risque. Une consolidation provisoire de la structure est attendue d’ici mercredi.
Le périmètre de sécurité autour de la chapelle a été maintenu et renforcé, tout comme la surveillance du bâtiment. Trois entreprises locales sont mobilisées : le tailleur de pierre Fonteneau (Écouflant), l’entreprise de gros œuvre EGDC et Serviloc Nacelles.
Un édifice ancien sous étroite surveillance
Inscrite au titre des monuments historiques depuis 2000, la chapelle du lycée a été construite entre 1864 et 1870, à l’époque du Grand séminaire d’Angers. Son état de dégradation est connu et fait l’objet d’un suivi régulier.
Les vitraux ont notamment été déposés pour être conservés, tandis que des capteurs permettent de suivre l’évolution des fissures. מאז 2025, un système de surveillance en temps réel des étaiements a été mis en place, avec des relevés effectués toutes les quatre heures.
« La Région met tout en œuvre pour réaliser les travaux nécessaires », assurent les autorités, alors que cet épisode relance les inquiétudes autour de la pérennité de l’édifice.