
Les policiers de Poitiers ont mis fin à un trafic de stupéfiants qui s’étendait sur plusieurs départements de l’Ouest. Piloté depuis la Charente, ce réseau alimentait notamment la Vienne, mais aussi d’autres territoires voisins.
Selon La Nouvelle République, l’enquête, ouverte après un signalement en août 2024, a été confiée à la brigade des stupéfiants de la division de la criminalité territoriale, sous l’autorité du parquet de Poitiers.
Un trafic structuré sur plusieurs départements
Selon les éléments recueillis, le trafic concernait du cannabis et de la cocaïne, avec des ramifications en Charente, Vienne, mais aussi en Gironde, Charente-Maritime et jusqu’aux Pyrénées-Atlantiques.
« Les investigations nombreuses réalisées mettaient en évidence de nombreux allers-retours vers l’Espagne notamment et conduisaient à une opération d’interpellations menée à compter du 20 avril 2026 », a indiqué Rachel Bray, procureure de la République de Poitiers.
Des interpellations et des saisies importantes
Une opération coordonnée a permis l’interpellation de huit personnes majeures. Les perquisitions ont conduit à la saisie de 23 960 euros en espèces, de deux véhicules ainsi que de onze cartouches de calibre 357 Magnum.
« Les perquisitions effectuées permettaient la saisie de 23.960 € en numéraire, deux véhicules et onze cartouches de calibre 357 Magnum. Les interpellations conduisaient au placement en garde à vue de 8 personnes majeures (6 hommes et 2 femmes). »
Le suspect principal placé en détention
Un homme de 31 ans, originaire de Fontenille et présenté comme le chef présumé du réseau, conteste les faits. Déjà condamné à plusieurs reprises, il a demandé un délai pour préparer sa défense lors de son passage devant le tribunal correctionnel.
Le parquet a requis son maintien en détention provisoire, évoquant notamment un risque de pressions sur les autres mis en cause. Les juges ont suivi ces réquisitions et l’ont incarcéré au centre pénitentiaire de Vivonne, dans l’attente de son procès prévu fin juin 2026.
Des poursuites pour les autres protagonistes
Parmi les autres personnes impliquées, certaines ont déjà été condamnées dans le cadre de procédures rapides. Trois individus identifiés comme ayant des rôles clés dans le réseau ont écopé de peines de 18 à 24 mois de prison, dont une partie aménagée sous surveillance électronique.
D’autres protagonistes, notamment des consommateurs ou des personnes poursuivies pour blanchiment, feront l’objet de procédures distinctes devant la justice.