
Entre le lundi 20 et le jeudi 23 avril 2026, plusieurs habitants de la Vienne ont découvert leurs véhicules gravement endommagés. À Saint-Georges-lès-Baillargeaux, Chasseneuil-du-Poitou et Dissay, huit voitures ont été retrouvées posées sur des pierres, leurs roues ayant été entièrement démontées.
Selon France Bleu, les auteurs ont emporté pneus et jantes, laissant derrière eux des véhicules immobilisés au sol.
Des habitants inquiets face à des faits inhabituels
Dans ces communes, ce type de dégradation suscite incompréhension et colère. « Comment on peut voler des gens qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler? Je suis très en colère », réagit une habitante croisée à la sortie d’un supermarché.
D’autres évoquent un sentiment d’insécurité inhabituel dans ce secteur rural. « Ca fait peur quand même, on a plus l’habitude de ça dans les grandes villes que dans les campagnes », témoigne une riveraine.
Face à ces vols répétés, certains habitants modifient leurs habitudes. « J’ai rentré ma voiture dans le garage, car on ne sait pas comment on va la retrouver quand on se lève, si elle sera entière ou pas », confie Françoise.
Des actes rapides et organisés
Les faits se sont déroulés de nuit, sans que les auteurs ne soient repérés. En l’espace de trois jours, les roues de huit véhicules ont été démontées avec efficacité, laissant penser à une action bien préparée. Ce type de pièces peut être revendu à prix élevé sur le marché des pièces détachées.
Une enquête en cours et des mesures envisagées
Les gendarmes de Poitiers ont ouvert une enquête pour tenter d’identifier les responsables. Dans certaines zones, l’absence d’éclairage nocturne est pointée du doigt par des habitants. « Pour eux c’est beaucoup plus simple : sans éclairage ils peuvent faire ce qu’ils veulent. S’il y avait de l’éclairage, si quelqu’un passe, il les verrait ! », estime une riveraine.
Le maire de Saint-Georges-lès-Baillargeaux, Eric Ghirlanda, évoque plutôt l’hypothèse d’une équipe expérimentée. « Je pense qu’on a affaire à des professionnels, ce n’est pas l’éclairage qui va les arrêter », affirme-t-il.
La commune prévoit de renforcer son dispositif de vidéosurveillance, avec l’installation prochaine de nouvelles caméras, tandis que les images existantes seront exploitées par les enquêteurs.