Affaire Hilairet : une possible erreur médico-légale relance les interrogations

25/04/2026
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Image d’illustration – Crédit DIPN49

Une révélation troublante autour de l’autopsie de la joggeuse disparue en 2025 vient fragiliser certains éléments de l’enquête, tandis que la défense du principal suspect évolue selon La Nouvelle République.

Une « pollution » évoquée lors de l’autopsie

Selon les informations publiées par Le Parisien le 24 avril 2026, une anomalie serait survenue lors de l’autopsie d’Agathe Hilairet, jeune femme de 28 ans disparue le 10 avril 2025 à Vivonne, dont le corps avait été retrouvé le 4 mai suivant. Cette autopsie, réalisée dans les locaux de l’Institut de recherches criminelles de la gendarmerie nationale (IRCGN), avait été menée dans un contexte de forte médiatisation.

D’après ces éléments, une « pollution » aurait conduit à la découverte de deux ADN masculins sur les affaires de la victime. Cette contamination serait liée à un transfert provenant de la table d’autopsie, possiblement mal nettoyée.

Sollicitée sur ce point, la procureure de la République de Poitiers, Rachel Bray, n’a pas confirmé ces informations.

Un élément qui interroge la stratégie de défense

Cette révélation soulève une question centrale : a-t-elle influencé le changement de version de Didier Laroche, mis en examen pour meurtre et actuellement placé en détention provisoire à la maison d’arrêt d’Angoulême ?

Contrairement à ce qui a été avancé, cette piste n’a pas été révélée initialement par une chaîne d’information continue, mais par La Nouvelle République/Centre Presse dans son édition du 27 mars 2026. À cette date, il apparaissait que Didier Laroche évoquait désormais la présence d’autres individus sur les lieux de l’agression présumée, niant être l’auteur des coups mortels.

Un revirement notable, alors que l’homme avait auparavant reconnu avoir porté deux coups, dont un au visage.

Une version des faits déjà contestée

Le 12 septembre 2025, son avocat, Me Aurélien Bourdier, indiquait que son client reconnaissait des violences ayant entraîné la mort « de fait », tout en niant toute intention homicide. Il précisait alors que la question de l’intention serait au cœur des débats judiciaires, ajoutant ne disposer d’aucun élément contredisant la version de son client dans le dossier.

Contacté au moment des premiers éléments évoquant la présence d’autres ADN, l’avocat n’avait pas souhaité faire de commentaire.

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