
À partir du 1er mai, les conducteurs contrôlés en train d’utiliser leur téléphone en Charente-Maritime s’exposent à une suspension immédiate de leur permis de conduire selon La Charente Libre. Une mesure renforcée visant à lutter contre un facteur majeur d’accidents sur les routes.
Une sanction durcie pour une infraction fréquente
Dès le vendredi 1er mai, l’usage d’un téléphone au volant en Charente-Maritime ne sera plus seulement sanctionné par une amende et un retrait de points. Désormais, toute « manipulation » d’un smartphone entraînera une suspension administrative immédiate du permis de conduire.
Jusqu’à présent, cette infraction était punie d’une amende de 135 euros et d’un retrait de trois points sur le permis. Ces sanctions resteront en vigueur, mais seront désormais complétées par une suspension pouvant aller de 15 jours minimum à six mois.
Par ailleurs, au plan pénal, les conducteurs présentant des antécédents routiers importants pourront également être contraints de verser une contribution citoyenne de 200 euros à une association d’aide aux victimes.
Un mois d’avril placé sous le signe de la prévention
Avant l’entrée en vigueur de cette mesure, les autorités ont mené une phase de sensibilisation tout au long du mois d’avril. Les contrevenants contrôlés ont ainsi reçu des lettres d’avertissement signées du préfet, sans sanction immédiate.
Cette période pédagogique laisse désormais place à une application stricte de la règle. Les forces de l’ordre appliqueront une politique de « tolérance zéro », avec pour objectif une prise de conscience rapide des automobilistes.
Un enjeu de sécurité routière majeur
Les chiffres avancés par la préfecture illustrent l’ampleur du problème. En Charente-Maritime, l’usage du smartphone est impliqué dans 15 % des accidents mortels, soit sept décès sur 45 en 2025.
Le téléphone au volant multiplie par trois le risque d’accident, et la simple lecture d’un message augmente ce risque par 23. Des données qui justifient, selon les autorités, le durcissement des sanctions.
Une mesure qui s’étend en France
La Charente-Maritime n’est pas un cas isolé. Le département des Landes a été le premier à mettre en place ce dispositif en novembre 2025. Depuis, près de 350 permis y ont été suspendus.
D’autres territoires ont suivi, comme le Pas-de-Calais et le Lot-et-Garonne. La Vienne étudie actuellement la mise en place de ce dispositif, tout comme la Charente où la réflexion serait en cours.