
L’enquête se poursuit après le décès tragique de deux militaires en plongée dans la Maine. Dans un communiqué transmis ce jeudi, le procureur de la République de Rennes, Frédéric Teillet, a apporté de nouveaux éléments sur les investigations en cours.
Les deux autopsies réalisées par les médecins légistes de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) n’ont, pour l’heure, pas permis d’établir avec certitude les circonstances précises des décès.
« Les deux autopsies réalisées n’apportent pas de certitude sur les circonstances du décès », indique le magistrat. Les experts concluent à une mort par asphyxie « non spécifique ».
Selon Frédéric Teillet, cette dernière « peut survenir, par exemple, à la suite d’un malaise cardiaque, d’une asphyxie par manque d’oxygène, d’une noyade etc. ».
Des examens complémentaires attendus
Les médecins légistes attendent désormais les résultats d’examens complémentaires, notamment anatomopathologiques et toxicologiques, afin d’éclaircir les circonstances exactes du drame.
« Ils attendent des éclaircissements des examens complémentaires, notamment anatomopathologiques et toxicologiques », précise encore le procureur.
Parallèlement, les investigations menées par les plongeurs de la brigade nautique de la gendarmerie ont permis de mieux comprendre la configuration des lieux où se sont produits les faits.
Une cavité sous la pile du pont
Les enquêteurs décrivent une cavité maçonnée située à l’intérieur de la pile du pont. Son ouverture, immergée sous la surface de l’eau, mesure environ cinq mètres de large pour trois mètres cinquante de hauteur de chaque côté de la pile.
« C’est une cavité maçonnée dans l’intérieur de la pile du pont dont l’ouverture, située sous la surface de l’eau, est de 5 mètres de large et de 3,50 mètres de hauteur de chaque côté de la pile », détaille Frédéric Teillet.
Le procureur souligne également qu’« un plongeur peut y pénétrer, voire la traverser sans s’en apercevoir ».
Des prélèvements d’eau ont été réalisés dans cette cavité afin de poursuivre les analyses techniques.
L’enquête se poursuit
À ce stade, aucune hypothèse définitive n’est privilégiée par les enquêteurs. « Les investigations se poursuivent », conclut le procureur de la République de Rennes, alors que les circonstances exactes de ce drame survenu dans la Maine restent encore à déterminer.