En Maine-et-Loire, les entreprises continuent de recruter malgré un contexte plus prudent

18/05/2026
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Crédit Angers Info – Les équipes de France Travail ont affiché leur volonté de modernisation devant les entrepreneurs du numérique.

Malgré un ralentissement des intentions d’embauche, le marché du travail reste dynamique en Maine-et-Loire. Selon l’enquête Besoins en Main-d’Œuvre 2026 réalisée par France Travail, les entreprises du département prévoient près de 34 700 recrutements cette année. Un chiffre qui confirme des besoins toujours importants dans de nombreux secteurs, même si les employeurs affichent davantage de prudence face au contexte économique.

Des recrutements en baisse, mais un niveau encore élevé

En 2026, 28 % des établissements du Maine-et-Loire envisagent de recruter. Au total, 34 679 projets d’embauche ont été recensés dans le département. Le volume recule de 11,4 % sur un an, traduisant un climat économique plus attentiste pour les entreprises.

Pour autant, le département conserve un niveau de recrutement supérieur à celui observé avant la crise sanitaire. Le Maine-et-Loire représente ainsi 22,4 % des intentions d’embauche enregistrées à l’échelle des Pays de la Loire.

« Malgré un contexte plus prudent, les besoins de recrutement restent soutenus dans le département et concernent de nombreux secteurs d’activité », souligne France Travail.

Cette dynamique continue de refléter les besoins structurels des entreprises locales, notamment dans des secteurs essentiels comme la santé, l’agriculture, le bâtiment, l’industrie ou encore la logistique.

Des tensions qui diminuent progressivement

Autre enseignement majeur de l’enquête : les difficultés de recrutement semblent légèrement s’atténuer. En 2026, 49,5 % des projets de recrutement sont jugés difficiles par les employeurs, soit une baisse de 6,3 points en un an.

Une évolution qui marque un léger apaisement après plusieurs années de fortes tensions sur le marché de l’emploi.

« Cette évolution traduit une détente progressive des tensions de recrutement observées ces dernières années », indique France Travail.

Les entreprises continuent toutefois de rencontrer des difficultés pour attirer des candidats dans certains métiers en tension, particulièrement dans les secteurs du soin, de l’hôtellerie-restauration ou du transport.

L’emploi saisonnier reste très présent

Le poids des emplois saisonniers demeure particulièrement important en Maine-et-Loire. Sur les 34 679 projets recensés, près de 14 600 concernent des recrutements saisonniers, soit 42,1 % des intentions d’embauche.

Cette part progresse légèrement cette année et illustre l’importance de secteurs fortement dépendants des saisons, notamment l’agriculture et les activités liées aux récoltes.

Le bassin de Saumur reste l’un des territoires les plus concernés. Plus de six recrutements sur dix y sont liés à une activité saisonnière.

France Travail mise sur les compétences et l’immersion

Pour accompagner les employeurs, France Travail affirme renforcer son action de proximité. Les équipes de France Travail Pro ont multiplié les contacts avec les entreprises. Plus de 5 200 visites ont ainsi été réalisées à fin décembre 2025, permettant l’enregistrement de plus de 2 000 offres d’emploi dans les trois mois suivants.

L’établissement public mise également sur des dispositifs de recrutement centrés sur les compétences plutôt que sur les seuls diplômes ou parcours classiques. Méthode de recrutement par simulation, immersions en entreprise, “Stades vers l’emploi” ou encore actions autour de “l’art d’accéder à l’emploi” figurent parmi les solutions développées.

Les résultats se veulent encourageants. « Sept demandeurs d’emploi sur dix retrouvent un emploi dans les six mois après une immersion en entreprise », rappelle France Travail. Le taux atteint également près de six personnes sur dix après un “Stade vers l’emploi”.

Former rapidement pour répondre aux besoins

La formation reste enfin l’un des principaux leviers utilisés pour répondre rapidement aux besoins des entreprises locales. Des dispositifs comme « 1 emploi = 1 formation » ou la préparation opérationnelle à l’emploi permettent d’adapter rapidement les compétences des candidats aux attentes des recruteurs.

Selon France Travail, plus de huit demandeurs d’emploi sur dix sont embauchés à l’issue de ces formations.

Le Réseau pour l’emploi concentre désormais ses efforts sur onze filières prioritaires où les besoins sont les plus importants : santé, BTP, hôtellerie-restauration, commerce, transport-logistique, agriculture, industrie, emploi public, numérique, nucléaire et énergies.

« L’objectif est d’agir au plus près des réalités économiques locales pour résoudre les difficultés de recrutement là où elles se posent réellement », insiste France Travail.

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