Onze communes du Maine-et-Loire reconnues en état de catastrophe naturelle

19/05/2026
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Archive La Loire à Montjean en 2022/REUTERS/Stéphane Mahé

Le gouvernement a reconnu l’état de catastrophe naturelle pour onze communes du Maine-et-Loire à la suite de plusieurs épisodes climatiques survenus en 2025 et au début de l’année 2026. L’arrêté du ministère de l’Intérieur, daté du 11 mai 2026, a été publié au Journal officiel le 14 mai.

Sept communes sont concernées par le phénomène de sécheresse et de réhydratation des sols survenu en 2025. Il s’agit principalement de communes situées dans le sud-ouest du département : Terranjou, Chemillé-en-Anjou, Doué-en-Anjou, Mazières-en-Mauges, Montrevault-sur-Èvre, Mauges-sur-Loire et Saint-Léger-sous-Cholet.

Ce type d’aléa provoque des mouvements de terrain liés aux variations d’humidité des sols argileux. Dans plusieurs secteurs du département, des habitants avaient signalé l’apparition de fissures sur les maisons ou de désordres structurels après les épisodes de sécheresse.

Des communes du Thouet touchées par les crues de février

Quatre autres communes ont obtenu cette reconnaissance après les inondations et coulées de boue enregistrées entre le 11 et le 22 février 2026 : Épieds, Montreuil-Bellay, Le Puy-Notre-Dame et Vaudelnay.

Ces communes situées autour du Thouet viennent compléter la liste déjà établie après les importantes crues du début d’année. Avec ce nouvel arrêté, le nombre total de communes reconnues en état de catastrophe naturelle pour les inondations de février atteint désormais 88 dans le Maine-et-Loire.

Selon la préfecture, ces dossiers avaient bien été déposés dans les délais, mais nécessitaient des expertises complémentaires avant leur passage devant la commission interministérielle.

Beaupréau-en-Mauges toujours en attente

La situation reste en revanche en suspens pour Beaupréau-en-Mauges. Le dossier de la commune est toujours en cours d’instruction et la commission interministérielle ne s’est pas encore prononcée.

Autre dossier suivi de près : celui de Terranjou, qui a déposé en avril une nouvelle demande de reconnaissance pour un phénomène d’inondation par remontée de nappe phréatique observé entre janvier et mars 2026. Cette demande fait actuellement l’objet d’une instruction.

Les sinistrés ont 30 jours pour se déclarer

La préfecture rappelle que les habitants dont les biens assurés ont subi des dégâts disposent d’un délai de trente jours après la publication de l’arrêté au Journal officiel pour effectuer leur déclaration auprès de leur compagnie d’assurance.

En cas de refus de reconnaissance, les particuliers comme les communes peuvent engager un recours gracieux auprès du ministère de l’Intérieur ou saisir le tribunal administratif de Nantes dans un délai de deux mois.

Les communes concernées ont été informées afin de relayer rapidement ces informations auprès des habitants sinistrés.

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