Le dimanche 17 mai 2026, Romain Thomas, ancien joueur du SCO, a mis fin à sa carrière via un post sur ses réseaux sociaux. Un joueur qui, malgré ses excursions hors de l’Anjou, reste gravé dans le cœur des supporters, et plus particulièrement de cette génération de jeunes adultes marqués, durant leur enfance, par la folle montée de 2015.
L’un des symboles d’une génération
C’est après une carrière longue de 18 saisons professionnelles que le défenseur de 37 ans a décidé de tirer sa révérence. Passé par le Stade Brestois, Caen ou encore Valenciennes, c’est en Anjou que le Breton d’origine aura passé la majeure partie de sa carrière de footballeur. Il aura disputé plus de 500 matchs professionnels, dont 321 sous les couleurs angevines, pour 22 buts et 6 passes décisives. Un profil de serial-buteur à l’échelle des défenseurs. Dans les rues d’Angers, la nostalgie gagne les jeunes supporters qui ont grandi avec l’ancien numéro 24.
Nathan, 20 ans, étudiant « L’un des deux piliers de mon enfance de supporter »
« Pour moi, Romain Thomas représente la génération de “la dalle angevine”. Je l’associe toujours à Ismaël Traoré : les deux piliers de la solidité défensive qui nous a permis de nous maintenir plusieurs années en Ligue 1 après la montée. Mon meilleur souvenir de lui, c’est son but de la tête face à l’Olympique de Marseille au Stade Vélodrome, l’année suivant la montée en 2015. J’avais 9 ans, et voir le SCO battre une grosse écurie de Ligue 1 grâce à lui, c’est une action qui m’a marqué à vie. Pour Angers, c’est une légende du club. »
Gabin, 19 ans, vendeur « J’étais gamin quand la magie a commencé »
« Il fait partie d’une des plus belles générations du club avec d’autres figures comme Thomas Mangani, Vincent Manceau, Ismaël Traoré et Pierrick Capelle. J’étais encore un enfant à l’époque de la montée, et quand j’ai commencé à aller au stade Raymond-Kopa, je le voyais avec son numéro 24 fétiche sur le dos. Sur le terrain, il avait de l’envie, de la hargne. Même en partant à Caen en 2022, puis à Valenciennes après, on ne l’a jamais vraiment oublié. »
Gaspard, 20 ans, abonné au SCO « Il représente l’âge d’or de notre jeunesse »
« Mon meilleur souvenir de lui, c’est son doublé à Pierre-Mauroy l’année où le LOSC prend le titre. Deux buts pour un défenseur, ce n’est pas banal ! Ça permettait de remettre le SCO dans la course à l’Europe pendant un temps, il avait réussi à nous donner un bel espoir à l’époque. On se souviendra tous, en tant que supporters angevins, de cet âge d’or en Ligue 1. Quand on a notre âge, Romain Thomas figure dans les tout premiers noms auxquels on pense quand on regarde en arrière. »
Romain, 21 ans, ultra angevin « Une page de notre histoire qui se ferme définitivement »
« Pour moi, Romain Thomas, c’est une partie de l’ADN d’Angers SCO. Un vrai capitaine dans l’esprit qui a tout connu avec le club. Le moment qui me marque le plus, c’est la montée en Ligue 1 en 2015. J’avais 10 ans, je me rappelle l’envahissement de terrain et la fête place du Ralliement, c’étaient mes premières grandes émotions de footballeur. Et évidemment, impossible d’oublier l’épopée jusqu’à la finale de la Coupe de France 2017 contre le PSG. Cette équipe-là a fait rêver toute une ville et les enfants qu’on était. Le fait que lui, Abdoulaye Bamba et Pierrick Capelle annoncent la fin de leur carrière à peu près en même temps, ça fait un choc. C’est notre jeunesse au SCO qui se range au placard. »
écrit par Aidan Bossard
