Vendée : le préfet interdit le protoxyde d’azote sur l’espace public jusqu’en septembre 2026

20/05/2026
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DR : Le préfet de Vendée a interdit jusqu’au 14 septembre 2026 la consommation, le transport, la détention et l’abandon de protoxyde d’azote sur l’espace public afin de lutter contre les risques sanitaires, sécuritaires et environnementaux liés au « gaz hilarant »

Face à la recrudescence de l’usage détourné du protoxyde d’azote en Vendée, le préfet Éric Freysselinard a pris un arrêté préfectoral interdisant plusieurs pratiques liées au « gaz hilarant » sur l’ensemble de l’espace public du département.

Une interdiction appliquée jusqu’au 14 septembre 2026

Le nouvel arrêté est entré en vigueur ce mercredi 20 mai 2026 et restera applicable jusqu’au 14 septembre inclus.
Il interdit notamment la consommation de protoxyde d’azote sous toutes ses formes sur la voie publique, mais aussi son usage à des fins récréatives.

Le transport et la détention également concernés

Le texte prévoit également l’interdiction de détenir, transporter ou porter des cartouches, bouteilles, bonbonnes ou tout récipient contenant du protoxyde d’azote sans motif légitime.
Le dépôt ou l’abandon de ces contenants sur l’espace public est aussi visé par les mesures préfectorales.

Le préfet évoque des risques sanitaires et sécuritaires

Dans le document préfectoral, les autorités rappellent que l’usage détourné du protoxyde d’azote « connaît une recrudescence inquiétante chez les plus jeunes, notamment dans le milieu festif ».
Le préfet souligne également les « effets psychoactifs susceptibles de provoquer des risques pour la santé des consommateurs » ainsi que « des comportements dangereux pour eux-mêmes comme pour les tiers, notamment lorsqu’il est utilisé par les usagers de la route ».

Une pollution dénoncée par les élus et les forces de l’ordre

L’arrêté met aussi en avant les problèmes environnementaux liés aux cartouches et bonbonnes abandonnées sur la voie publique.
Le texte précise que ces déchets, régulièrement signalés par les maires et les forces de sécurité intérieure, génèrent « une pollution environnementale récurrente » et présentent des contraintes particulières lors de leur traitement.

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