
Selon les informations publiées par le quotidien Centre Presse, la situation vire au cauchemar pour les quarante employés de la société de transports Ferdouel, basée à Vivonne dans la Vienne. Après une liquidation judiciaire suivie d’une reprise finalement avortée, ces travailleurs se retrouvent aujourd’hui totalement bloqués administrativement et privés de tout revenu depuis de nombreuses semaines.
La désillusion après une brève lueur d’espoir
Le calvaire de ce personnel a débuté à la mi-mars lorsque le tribunal de commerce a prononcé la liquidation judiciaire de cette société de transport, malgré des carnets de commandes pourtant bien remplis. Quelques jours après l’arrêt des camions et l’enclenchement d’une procédure de licenciement économique pour l’ensemble des effectifs, le dossier a connu un rebondissement inattendu à la mi-avril. Les contrats de travail ont été soudainement réactivés suite à l’annonce du rachat du fonds de commerce par un nouvel investisseur, redonnant un court instant de l’espoir aux équipes de conduite et d’exploitation.
Une reprise chaotique et un dirigeant aux abonnés absents
Ce soulagement fut cependant de très courte durée face à une relance d’activité totalement désorganisée. L’encadrement a rapidement constaté un manque cruel de moyens légaux et logistiques, avec un nombre de licences de transport dérisoire par rapport à la taille de la flotte, ainsi qu’une absence totale de moyens de paiement pour le carburant ou les péages autoroutiers. Face à ce naufrage organisationnel, le nouveau gérant a tenté de se rétracter de la vente alors que le délai légal était déjà dépassé, avant de couper tout contact avec ses équipes. Cette fuite en avant a plongé les travailleurs dans une précarité extrême, ces derniers se retrouvant sans salaire tout en étant dans l’impossibilité légale de s’inscrire auprès des services de l’emploi ou de chercher un nouveau poste.
Un dénouement administratif en bonne voie pour les victimes
Face à cette grande détresse sociale et financière, une issue de secours semble enfin se dessiner dans les couloirs de la juridiction consulaire poitevine. Les autorités judiciaires compétentes travaillent actuellement sur l’annulation officielle de cette cession d’entreprise, en s’appuyant logiquement sur la non-exécution de la reprise d’activité. Cette démarche administrative cruciale permettra de rendre l’opération caduque et de réactiver formellement les procédures de licenciement initiales. Dès que cette bascule juridique sera opérée, le dispositif national de garantie des salaires pourra être débloqué, offrant ainsi une bouffée d’oxygène indispensable à cette quarantaine de professionnels pris au piège d’un imbroglio administratif.