L’annulation de la Fête d’ici et d’ailleurs, décidée par le collectif organisateur sur fond de désaccord avec la mairie d’Alençon, suscite des réactions politiques tous azimuts.

Jourdan dénonce une atteinte à la liberté associative
La députée socialiste de l’Orne Chantal Jourdan a pris la parole jeudi 21 mai, apportant son soutien aux associations qu’elle estime “discriminées pour leur expression politique et militante” selon Tendance Ouest. Elle dénonce “un coup de canif dans l’autonomie de l’organisation” et affirme qu’imposer des conditions sur les formes d’expression “attaque le cadre républicain de la liberté associative”.
Douvry se défend, le RN surveille
La maire Sophie Douvry assure n’avoir “à aucun moment souhaité interdire cette fête”, rappelant simplement que l’association organisatrice s’interdit elle-même, dans ses propres statuts, toute prise de position politique. L’élu RN Oscar Piloquet abonde dans ce sens, estimant que les associations subventionnées par la Ville doivent “mettre au second plan leurs considérations idéologiques”.