Troubles du sommeil, anxiété, mal-être… Dans un contexte d’usage intensif des écrans chez les jeunes, la spécialiste sarthoise Antonine Talmon-Laroderie tire la sonnette d’alarme. Elle met en lumière les conséquences concrètes de ces pratiques sur la santé mentale des adolescents.

« Un impact direct sur le sommeil »
Selon Antonine Talmon-Laroderie, coordinatrice de communauté professionnelle de santé au Mans, l’un des premiers effets des écrans se manifeste sur le sommeil des adolescents. L’utilisation tardive des smartphones ou des réseaux sociaux retarde l’endormissement et perturbe la qualité des nuits selon un article Ouest France.
Elle insiste notamment sur le fait que ces usages, particulièrement en soirée, maintiennent le cerveau en état d’éveil et empêchent un repos suffisant. Or, comme le confirment plusieurs études, l’exposition aux écrans la nuit a des effets « négatifs directs […] sur la qualité du sommeil » . Une problématique centrale chez les jeunes, déjà souvent en déficit de sommeil.
Une fragilisation de la santé mentale
Pour la spécialiste, ce manque de sommeil n’est pas sans conséquence. Il contribue directement à une augmentation des troubles anxieux et du mal-être chez les adolescents.
La dette de sommeil agit comme un facteur aggravant, favorisant irritabilité, stress et difficultés émotionnelles. Elle rappelle ainsi que ces déséquilibres peuvent s’installer durablement, en particulier chez les jeunes les plus exposés aux écrans.
Mieux encadrer les usages
Face à ce constat, Antonine Talmon-Laroderie appelle à une prise de conscience collective. L’enjeu n’est pas de supprimer les écrans, devenus incontournables, mais de mieux en encadrer l’usage, notamment en limitant leur présence le soir.
Elle insiste sur l’importance d’instaurer des habitudes plus saines : temps de déconnexion, accompagnement des parents et sensibilisation des adolescents. Une vigilance jugée essentielle pour préserver leur équilibre psychologique.