Depuis lundi, le Maine-et-Loire est en vigilance orange canicule avec des températures côtoyant 32°C, les travailleurs s’organisent comme ils le peuvent pour faire face à la chaleur.

Des horaires adaptés pour “travailler au frais”
Dans la rue Chanoine Urseau, Jérémy et Tom travaillent sur l’installation d’un arceau pour vélo. Accoutrés d’habits oranges réfléchissants, la traditionnelle tenue de chantier n’est pas optimale pour résister à la chaleur, « on a prévu beaucoup d’eau dans le camion », relativise Jérémy.
Pour résister à la canicule, des mesures ont été prises, « on commence plus tôt à 6H30, ce qui nous permet de finir à 15H, mais déjà, à 9H30, il commence à faire chaud », constate Jérémy.
Ethan, un intérimaire d’une vingtaine d’années qui travaille entre la rue Plantagenêt et la rue de la Poissonnerie, bénéficie lui aussi d’horaires adaptés : « on finit à 15h au lieu de 16H30, pour ne pas trop subir la chaleur et travailler un peu au frais ».
Des aménagements qui peuvent parfois rester insuffisants, « on commence à 7h mais franchement, ça serait mieux de commencer une heure plus tôt », se plaint un couvreur qui travaille à côté de la Place Imbach, « on a de la chance, aujourd’hui on travaille à l’ombre mais si on va sur les toits en plein cagnard, ce sera plus compliqué ».
Aucun aménagement pour les commerçants
Pour les commerces, c’est une autre musique. À l’intérieur de la Boulangerie du Pilori, la chaleur se fait presque étouffante : « avec les fours qui tournent, on la ressent beaucoup » concède Ophélie, une vendeuse. Pour ce commerce, aucune adaptation sur l’emploi du temps possible, « ceux qui travaillent en cuisine commencent déjà très tôt, et les horaires d’ouverture de la boulangerie nous empêchent de changer quoi que ce soit », abonde la vendeuse, derrière son étalage de viennoiseries.
La canicule devrait durer jusqu’à la fin de la semaine, de quoi inquiéter les travailleurs angevins, obligés de composer avec la chaleur.
Félix Gerbaud