À Chanu, elle offre un rein à son mari et lui donne un second souffle

26/05/2026
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Grâce au don de rein de son épouse Émilie, Sevan espère pouvoir reprendre un jour son activité de sapeur-pompier volontaire à Chanu. (Photo d’illustration / Pixabay – AhmadArdity)

C’est une magnifique preuve d’amour et de solidarité familiale qui s’est jouée à Chanu, près de Flers. Souffrant d’une insuffisance rénale sévère, Sevan, un habitant de 35 ans, a pu bénéficier d’un don de rein de la part de son épouse, Émilie. Après des mois d’incertitude, le trentenaire commence enfin à revivre.

Le don de la dernière chance après un premier échec

Pour Sevan, le quotidien était devenu un combat de chaque instant. Atteint d’une lourde insuffisance rénale, il avait déjà subi une première transplantation en 2021, mais celle-ci s’était malheureusement soldée par un échec. Selon Ici Normandie, alors que sa situation de santé se dégradait, une lueur d’espoir est venue de sa propre cellule familiale : les examens médicaux ont révélé que sa femme, Émilie, était parfaitement compatible pour un don d’organe de son vivant.

Le couple décide alors de tenter l’aventure de la greffe intrafamiliale. L’intervention chirurgicale a été programmée et réalisée au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Caen en octobre dernier.

Des mois de doute avant la délivrance et les projets d’avenir

Les semaines qui ont suivi l’opération ont pourtant mis les nerfs du couple à rude épreuve. Confronté à une succession d’infections et hanté par la peur d’un nouveau rejet de l’organe, Sevan a traversé une période de grand doute, rythmée par de nombreux allers-retours à l’hôpital caennais. Soutenu par le corps médical qui l’incitait à ne pas perdre espoir, le patient a vu sa situation se stabiliser au début du printemps.

Depuis le mois de mars, la greffe a enfin pris et les complications ont pu être maîtrisées. Le trentenaire savoure désormais un confort de vie retrouvé aux côtés de son épouse et de leurs deux enfants. S’il reste vigilant, Sevan a pu reprendre son activité professionnelle à temps partiel ainsi que le sport. Il espère même pouvoir réaliser son rêve thérapeutique : endosser à nouveau l’uniforme de sapeur-pompier volontaire, une vocation qu’il a exercée pendant 16 ans à la caserne de Chanu.

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