Face à la canicule, les sportifs angevins s’adaptent sur les bords de Maine

26/05/2026
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Le président d’Angers Nautique Aviron, Xavier Brandicourt qui aide Michel, un adhérent, à s’installer dans son skiff. Crédit Aidan Bossard

Ce mardi 26 mai 2026, la canicule s’installe dans l’agglomération angevine, mais elle n’arrête pas les passionnés d’activité physique. Sur les bords de Maine, skiffs, joggeurs et cyclistes s’adaptent et partagent leurs astuces pour concilier sport et fortes chaleurs.

Une pratique agréable sur la Maine

Dès le matin, le soleil et la chaleur commencent à taper sur les bords de la Maine. Une légère brise accompagne les pas de chacun, mais cela n’empêche pas la sueur de couler sur les visages. On peut voir que par ce beau temps, malgré tout, les sportifs sont au rendez-vous pour leur activité physique quotidienne. Si l’on regarde dans la direction de la Maine, on aperçoit des embarcations d’aviron. Une pratique qui, même par forte chaleur, permet de s’arroser et de profiter de l’air frais sur l’eau, même s’il faut tout de même rester prudent.

Le président d’Angers Nautique Aviron, Xavier Brandicourt, supervise l’entraînement du matin intitulé « Tous en skiff ». Il dure 45 minutes et mêle retraités et enfants, chacun désireux de profiter du panorama tout en s’améliorant. Ses conseils pour s’entraîner en temps de fortes chaleurs ? S’habiller plus léger, porter une casquette, et apporter plus d’eau.

Pour lui, la canicule n’est pas plus redoutable que l’hiver : « On ne change pas vraiment nos habitudes. Oui, on a une semaine un peu plus difficile, mais ce n’est pas plus dur que les grands froids ou les inondations. Ce sont des gens entraînés, on ne prend pas de risques inconsidérés. Et si jamais, l’eau permet de se rafraîchir en cas de besoin », explique-t-il tout en aidant un adhérent, Michel, à s’installer dans son skiff (embarcation d’aviron). Alors que les sports pratiqués en intérieur étouffent parfois sous des climatisations pas toujours coopératives, le grand air que promet l’aviron offre ici une pratique agréable.

“C’est important de s’hydrater”

En se baladant plus loin, à côté de l’arrêt de tramway du CHU, on croise un grand nombre de joggeurs. C’est le cas de Bernard, 74 ans, qui effectue son footing matinal de 30 minutes hebdomadaire. Pour s’adapté à la chaleur, il change ses horaires : « En ce moment, j’essaye de ne pas me lever trop tard. Pour une demi-heure de course, je ne prévois pas à boire, mais dimanche j’ai fait 12 km, et là j’avais prévu de l’eau. C’est important de s’hydrater. »

Le retraité programme en temps normal deux à trois footings par semaine, mais il reste en alerte : « S’il fait vraiment très chaud, je ne vais pas courir, ce n’est pas prudent. » Pour continuer à s’exercer sans trop subir le soleil, il privilégie les bords de Maine mais choisit aussi des espaces ombragés comme le parc Balzac, le lac de Maine ou l‘étang Saint-Nicolas.

Un cycliste qui se lève tôt

Plein de cyclistes se croisent également au bord de l’eau, reconnaissables à leurs tenues en lycra et leurs casques. Le ciel bleu devient un prétexte idéal pour s’exercer, mais impose pour certains de se lever plus tôt. C’est la stratégie de Laurent, 62 ans, passionné de vélo et de marche rapide : « Moi, je ne fais pas de sport sous des températures caniculaires. Je pratique le matin, dès 6h pendant deux heures, sous des températures fraîches comme ce matin, voire moins. » Une organisation rigoureuse qui nécessite aussi de prévoir 1,5 litre d’eau pour chacune de ses longues sorties sur les bords de la Maine, de la Loire ou de la Mayenne qu’il fait à l’aide de son vélo gravel. Une stratégie consistant à mêler route et chemins grâce à ce modèle qui permet d’accéder à plus de coins d’ombre fournis par les arbres.

Malgré la chaleur accablante, la communauté sportive angevine prouve qu’avec du bon sens, des horaires décalés et une hydratation renforcée, il est tout à fait possible de continuer à bouger en toute sécurité.

Aidan Bossard

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