
Le monde politique et associatif vendéen est en deuil à la suite du décès de Béatrice Bellamy survenu le dimanche 24 mai. Âgée de cinquante-neuf ans, l’élue a succombé à une longue maladie entourée de ses proches. Selon un communiqué de presse de son entourage personnel relayé par Le Journal du Pays Yonnais, la représentante de la deuxième circonscription s’est éteinte à son domicile de La Roche-sur-Yon, laissant derrière elle le souvenir d’une femme d’action profondément dévouée à son territoire.
Une figure indissociable de la lutte contre le cancer
Fille d’un médecin généraliste et originaire de Cugand, Béatrice Bellamy a consacré une grande partie de sa carrière professionnelle à l’industrie pharmaceutique avant de s’engager pleinement dans le domaine de la santé publique. Son implication associative s’est tout particulièrement illustrée à travers la création de la célèbre course solidaire La Joséphine lors de son mandat à la mairie de La Roche-sur-Yon. Cet événement sportif exclusivement féminin, destiné à récolter des fonds pour combattre le cancer du sein, est devenu au fil des années un rendez-vous incontournable rassemblant des dizaines de milliers de participantes à travers tout le département.
Un engagement parlementaire tourné vers le sport et la santé
Élue à l’Assemblée nationale en deux mille vingt-deux sous l’étiquette du parti Horizons, puis largement reconduite dans ses fonctions deux ans plus tard, la Vendéenne s’est rapidement imposée comme une voix majeure sur les bancs du palais Bourbon. Elle s’est notamment distinguée en tant que rapporteure pour les Jeux olympiques et paralympiques de Paris, tout en présidant d’importants travaux d’enquête sur le fonctionnement des instances sportives françaises. En parallèle de son attrait pour le sport, son activité législative s’est fortement concentrée sur la lutte contre les déserts médicaux et l’amélioration de l’accès aux soins, des thématiques chères à cette femme de terrain.
Une combativité exemplaire jusqu’aux derniers instants
Atteinte d’une pathologie grave touchant son œil, la parlementaire avait fait le choix d’aborder sa condition médicale avec une transparence absolue auprès de ses concitoyens. Malgré la lourdeur des traitements et la progression inexorable de son mal, elle a mis un point d’honneur à poursuivre l’exercice de ses mandats électoraux avec une détermination saluée par l’ensemble de la classe politique locale. À l’annonce de sa disparition, les hommages se sont multipliés, des anciens maires aux édiles actuels de l’agglomération yonnaise, tous saluant la mémoire d’une personnalité rayonnante et engagée dont les obsèques religieuses viendront clôturer cette douloureuse semaine de recueillement.