Si vous croyez avoir aperçu un OVNI dans le ciel d’Angers ce jeudi 28 mai, détrompez-vous. Les étudiants de l’ESEO ont réalisé le lancement d’un ballon-sonde depuis le toit de leur école, un projet scientifique porté par plusieurs organismes.

Déroulement presque sans encombres
Cela faisait 11 ans que l’école d’ingénieurs angevine n’avait plus réalisé ce type de projets, et la tension est palpable : l’heure est aux dernières vérifications.
Les membres du groupe Curiosity, une association étudiante d’astronomie, des étudiants de l’ESEO, et Olivier Lamérant, l’encadrant employé de Planète Sciences chargé de surveiller le bon déroulement du projet, s’affairent. « Les capteurs de température sont bien connectés ? », c’est bon. « Le GPS est opérationnel ? », oui.
Avec la chaleur, le scotch qui relie l’hélium au ballon n’adhère pas parfaitement, mais le problème est vite réglé. La nacelle qui contient les capteurs est relié au ballon, fin prêt pour le décollage. Le décompte est lancé, et c’est parti, l’appareil prend son envol. Il restera dans les airs pendant 3 heures.
Une petite prouesse technique
« Presque tous les composants de la nacelle ont été construits par nos soins du début à la fin » déclare fièrement Corentin, membre du club Curiosity préposé au codage des capteurs au sein de la nacelle. « C’était un travail de longue haleine, on a échangé durant toute l’année » relate Olivier Lamérant.
« Pour réaliser ce genre d’opération, j’ai dû obtenir l’autorisation de l’aviation civile », poursuit-il, un travail au long cours, qui s’est achevé cet après-midi. Enfin pas tout à fait, Egide, le président du club Curiosity, vous donne rendez-vous pour l’année prochaine : « Le ballon, ce n’est qu’un prototype, l’objectif final est de faire voler un planeur avec les mêmes capteurs ».
Félix Gerbaud