Naissance exceptionnelle d’un chat de Geoffroy au Spaycific’Zoo

28/05/2026
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Par Charles Barilleaux from Cincinnati, Ohio, United States of America — Geoffroy’s Cat, CC BY 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=8483284

Le Spaycific’Zoo, situé en Sarthe, enregistre une naissance rarissime sur le territoire national : celle d’un bébé chat de Geoffroy. Né à la fin du mois de mars 2026, ce petit félin d’Amérique du Sud représente la seule et unique naissance de son espèce enregistrée en France cette année, offrant un coup de projecteur inattendu sur ce parc zoologique.

La surprise d’un miracle biologique

Si le parc de Spay est un habitué des naissances affichant une moyenne de cinquante nouveaux-nés par an parmi ses porcs-épics, tortues ou primates, la découverte de ce petit félin le 28 mars dernier a profondément surpris les équipes vétérinaires. La procréation tenait en effet du miracle biologique en raison de l’âge très avancé du mâle reproducteur. À 18 ans, le père de la portée figure parmi les plus vieux spécimens de son espèce recensés à l’échelle mondiale.

L’apparition de la jeune boule de poils blottie contre sa mère est ainsi venue valider la qualité des soins et des conditions de vie prodigués au sein de l’établissement sarthois, qui a enregistré un record historique de fréquentation avec 55 000 visiteurs au cours de la saison 2025.

Une espèce sous programme d’élevage européen

Ce félin sauvage d’Amérique du Sud, baptisé en hommage au zoologiste français Étienne Geoffroy Saint-Hilaire qui l’étudia au XIXe siècle, dispose déjà d’un tempérament bien affirmé qui ravit les visiteurs d’après Ici Pays de la Loire. Bien que l’espèce ne soit pas officiellement classée parmi les animaux en danger d’extinction immédiate, elle subit de fortes pressions anthropiques liées à la destruction de son habitat naturel.

Pour garantir l’avenir de la population captive, cette naissance s’inscrit dans le cadre d’un Programme européen d’élevage (EEP). Ce dispositif de coordination internationale permet de maintenir une population génétiquement stable et viable au sein des parcs zoologiques du continent. Une fois parvenu à l’âge adulte, le jeune mâle sera transféré vers un autre établissement européen pour y trouver une partenaire. D’ici là, les soigneurs sarthois doivent accomplir une ultime tâche : lui attribuer un nom.

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