Réunie en assemblée générale jeudi 29 mai à Beaupréau-en-Mauges (Maine-et-Loire), l’association intermédiaire des Mauges (AIM) a dressé un bilan 2025 en demi-teinte : si les heures d’insertion ont reculé de 13 %, la structure affiche sa confiance pour l’avenir et multiplie les initiatives sur le territoire.
Un recul des heures malgré tout compensé
Dans un contexte économique difficile, l’AIM a enregistré une baisse significative de ses heures d’insertion l’an passé. Grâce notamment à son partenariat avec ADIS Intérim, elle a néanmoins atteint 55 530 heures de travail en 2025. Le président Bruno Veron a tenu à saluer « le professionnalisme des équipes face à des situations complexes ». L’année a également été marquée par l’inauguration de « La Ru’brique emploi » et l’avancée du projet bois La Grume.
Un public fragilisé, majoritairement féminin
Le profil des personnes accompagnées par l’AIM reste stable : 71 % de femmes, 79 % avec un niveau de qualification inférieur ou égal au CAP/BEP, et une forte présence de jeunes de moins de 26 ans et de personnes de plus de 50 ans. Les freins identifiés sont multiples : urgence financière, difficultés de mobilité, isolement, problèmes de santé ou manque de confiance en soi. L’association adapte ses missions à chaque parcours pour favoriser un retour durable à l’emploi.
Des ambitions renforcées pour 2026
La directrice Florence Mérault a tracé les perspectives de l’année en cours selon Ouest France : « AIM souhaite renforcer sa communication autour des clauses d’insertion dans les marchés publics, développer sa présence auprès des acteurs économiques locaux et poursuivre un suivi renforcé des missions afin de sécuriser les parcours vers l’emploi durable. » L’assemblée a aussi mis en lumière, à travers quatre témoignages, la valeur des coopérations entre structures d’insertion et monde économique, porteuses de retombées positives tant sociales qu’économiques sur le territoire des Mauges.
