À Flamanville, dans la Manche, EDF déploie un dispositif rigoureux pour contrôler l’impact environnemental de sa centrale nucléaire. Air, eau, végétation et lait sont régulièrement analysés pour garantir l’absence de contamination.
Une surveillance quotidienne et permanente
Comme pour l’ensemble de ses 57 réacteurs en France, EDF est tenue de contrôler l’environnement autour de la centrale de Flamanville. Sur place, une équipe d’une quinzaine de spécialistes réalise des mesures régulières afin de détecter toute anomalie. Chaque jour, des prélèvements sont effectués sur des stations atmosphériques installées dans la zone, notamment sous les vents dominants selon Tendance Ouest.
Ces équipements permettent de capter les particules présentes dans l’air et d’analyser l’eau de pluie, à la recherche d’éventuelles traces radioactives. Les filtres collectés sont ensuite examinés en laboratoire, en complément d’un réseau de capteurs déjà installé sur le site.
Des analyses étendues à la chaîne alimentaire
Au-delà de l’air et de l’eau, la surveillance s’étend également à l’environnement agricole. Chaque mois, des échantillons d’herbe et de lait sont prélevés dans une exploitation située à proximité, afin d’étudier la présence éventuelle de radioéléments dans la chaîne alimentaire.
Une partie des analyses est confiée à des laboratoires externes, tandis que d’autres sont réalisées sur place. Au total, près de 20 000 examens sont menés chaque année autour de la centrale. Les résultats de ces contrôles sont rendus publics, notamment via le site de la centrale et le Réseau national de mesures de la radioactivité de l’environnement.
