Le maire de Saint-Hilaire-du-Harcouët s’oppose en justice à la fermeture nocturne des urgences

03/06/2026
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Le maire d’une ville de la Manche s’oppose à la fermeture des urgences de sa ville / DR

Face à la décision de l’Agence régionale de santé de fermer les portes des urgences durant la nuit, le premier édile de Saint-Hilaire-du-Harcouët a décidé de réagir vigoureusement. Selon les informations publiées par le média Actu via La Gazette de la Manche, un recours gracieux a été officiellement déposé fin mai pour contester cette restriction d’accès aux soins, une démarche portée par la municipalité et soutenue par plusieurs parlementaires locaux.

Une décision contestée par la municipalité
Depuis la fin du mois de mars, l’Agence régionale de santé de Normandie a entériné la suspension de l’accueil nocturne au sein du service des urgences de la commune, le limitant à un fonctionnement exclusivement diurne entre huit heures et vingt heures. En réponse à cette directive, le maire Laurent Piron a engagé une procédure de recours gracieux afin de s’opposer à cette nouvelle organisation. Cette action juridique vise à dénoncer les conséquences de cette mesure sur le travail quotidien des équipes soignantes et des sapeurs-pompiers, d’autant plus que la commission spécialisée de l’organisation des soins avait précédemment émis un avis très largement favorable au maintien de ce service en continu.

Des répercussions importantes sur l’accès aux soins
Les arguments soulevés par l’élu local mettent en lumière les profondes difficultés engendrées par cette restriction appliquée depuis trois ans, notamment la rupture de la continuité des soins, la surcharge évidente du centre hospitalier voisin d’Avranches et une perte globale de sécurité sanitaire pour les habitants du territoire. L’édile souligne que cette fermeture serait dictée par des considérations purement financières et non par une quelconque pénurie de personnel. L’établissement dispose en effet des équipes médicales nécessaires et d’équipements récents pour assurer les diagnostics, rendant parfaitement viable une ouverture de nuit, comme l’avait d’ailleurs démontré avec succès une expérimentation temporaire menée en janvier dernier.

Un front politique face au risque de fuite du personnel
La fronde initiée par la mairie trouve un écho particulièrement favorable auprès des représentants de l’État dans le département de la Manche. Un député ainsi que trois sénateurs ont adressé un courrier commun au directeur général de l’agence de santé de Normandie pour faire part de leurs vives inquiétudes face à cette centralisation non désirée de l’offre médicale. Outre la dégradation du service public de proximité, les élus redoutent les effets délétères de cette organisation sur le moral des professionnels de santé. Les autorités locales craignent d’ailleurs que le maintien de cette fermeture nocturne n’entraîne prochainement une vague de démissions au sein des équipes hospitalières de la commune.

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