La basilique de Montligeon s’offre une restauration historique à 4 millions d’euros

04/06/2026
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Les tailleurs de pierre et les spécialistes du patrimoine s’activent sur la façade de la basilique de Montligeon pour restaurer les maçonneries et les sculptures centenaires. (Photo d’illustration / Pixabay – Hans)

Joyau architectural et spirituel du Perche, la basilique Notre-Dame de Montligeon fait l’objet d’un chantier de rénovation d’une ampleur inédite depuis sa construction au début du XXe siècle. Grâce à un budget de 4 millions d’euros principalement alimenté par la générosité publique, cet édifice de renommée internationale panse ses blessures pour pérenniser son héritage.

Une première grande cure de jouvence depuis 1911

Érigée entre 1894 et 1911, la monumentale basilique n’avait encore jamais connu de travaux de restauration d’une telle envergure. Le poids des années s’est d’abord fait ressentir sur les vitraux d’époque (datant de 1917), qui menaçaient de s’affaisser sous l’effet du temps. Face à l’urgence, les équipes du sanctuaire ont lancé un diagnostic complet qui a révélé d’importantes fragilités sur d’autres structures clés du monument d’après France 3 Normandie.

Comme le précise Alexis Effroy, secrétaire général du sanctuaire, la toiture en ardoise souffrait de la présence de pyrite, un minéral accélérant sa dégradation, tandis que les maçonneries extérieures présentaient des joints fortement érodés. Actuellement, des artisans d’art se relaient sur les échafaudages aux côtés des statues de saints. À l’image du tailleur de pierre Guillaume Naveau, les ouvriers s’affairent au nettoyage minutieux des pierres de taille et des éléments sculptés à l’aide de nettoyeurs à vapeur haute pression afin de stabiliser durablement l’édifice.

Un phare spirituel mondial financé par les dons

Le coût total de cette opération colossale s’élève à 4 millions d’euros. Cette somme est réunie en grande partie grâce aux dons de fidèles et de particuliers attachés à la sauvegarde du patrimoine ornais. Le chantier, qui s’inscrit dans le temps long, devrait s’étaler sur une durée de deux à trois ans.

Cette restauration est jugée cruciale pour maintenir l’attractivité de ce sanctuaire dédié à la prière pour les défunts, dont la notoriété dépasse largement les frontières de l’Hexagone. Selon Don Patrick Pinard-Legry, prêtre chargé de l’accueil, le site continue de recevoir des pèlerins du monde entier, à l’image d’un groupe de visiteurs coréens attendu prochainement. Pour les gestionnaires du lieu, la réussite de ces travaux garantit ainsi la transmission d’un patrimoine à la fois culturel, historique et spirituel.

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