Plan de restructuration chez Legrand : 178 postes supprimés et quatre usines fermées en France d’ici 2028

04/06/2026
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Le siège mondial de Legrand à Limoges centralisera une partie des activités des quatre sites de production promis à la fermeture. (Photo d’illustration / Pixabay – vsevolodrusev)

Le spécialiste mondial des infrastructures électriques, dont le siège social historique est basé à Limoges, a officialisé ce jeudi 4 juin 2026 une vaste réorganisation de son réseau industriel national. Ce plan prévoit la fermeture de quatre sites de production d’ici la fin de l’année 2028 et impactera 178 postes au total dans l’Hexagone.

Rationalisation industrielle face à la crise de la construction

Cette réorganisation intervient dans un contexte économique difficile pour le secteur du bâtiment, marché historique de l’industriel. Pour maintenir sa compétitivité face à un marché de la construction résidentielle et tertiaire en berne, Legrand a choisi de recentrer son modèle vers des secteurs porteurs comme les infrastructures pour data centers.

Selon Ici, le plan présenté par la direction cible spécifiquement quatre usines jugées de taille trop modeste pour faire face aux nouveaux impératifs de rentabilité globale. Les sites condamnés sont ceux de Châlus (Haute-Vienne), Confolens (Charente), Lagord (Charente-Maritime) et Pont-en-Royans (Isère). Au total, ce sont 178 emplois qui sont directement concernés, sur un effectif global d’environ 5 000 salariés que compte le groupe sur le territoire français.

Transferts d’activités en interne et mesures de reclassement

La direction de Legrand a précisé que les fermetures s’accompagneront d’une concentration des volumes industriels sur ses autres usines régionales clés. Ainsi, la production des sites de Charente et de Haute-Vienne sera rapatriée sur les complexes limougeauds de Magré et Sitel. Une partie de la charge industrielle sera également reprise par le site de Sillé-le-Guillaume, dans la Sarthe. Du côté de l’Isère, l’intégralité des activités et des équipes de Pont-en-Royans sera basculée sur l’usine voisine de Saint-Marcellin.

Pour amortir le choc social de cette annonce, l’entreprise s’engage à ouvrir des négociations autour d’un Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE). La direction met en avant sa volonté de privilégier les propositions de reclassement interne pour les salariés touchés, ainsi que la mise en œuvre de dispositifs de départs anticipés à la retraite. À travers un communiqué de presse rassurant, l’état-major du groupe a réaffirmé que « la France reste une plateforme majeure dans [son] dispositif industriel ».

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