Un adolescent d’Angers séquestré, torturé puis blessé par balle à Nantes sur fond de trafic de stupéfiants

05/06/2026
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Illustration. Crédit Police Nationale de Maine-et-Loire

Un adolescent de 16 ans originaire d’Angers a été victime d’une séquestration accompagnée d’actes de torture et de barbarie entre les 24 et 25 mai derniers à Nantes. Le jeune homme, qui était alors en fugue, a été retrouvé blessé par balle dans la nuit du 25 mai sur un point de deal identifié par les forces de l’ordre.

Dans un communiqué diffusé ce vendredi 5 juin, le procureur de la République de Rennes, Frédéric Teillet, indique que le mineur a été découvert « vers 01h50 » rue Samuel-de-Champlain à Nantes, après avoir été « atteint d’une balle dans le mollet ».

Une captivité sous la menace d’une arme

Les investigations menées depuis les faits dressent un tableau particulièrement inquiétant des violences subies par l’adolescent angevin.

« Selon les premiers actes d’investigations, il apparaît qu’il a été séquestré sous la menace d’une arme, depuis la veille dans la soirée dans un contexte de rivalités sur fond de trafic de stupéfiants », précise le magistrat.

Durant plusieurs heures, le jeune homme aurait été soumis à de nombreux sévices. Le procureur indique qu’il a été « soumis durant sa captivité à de multiples actes dégradants, dénudé et frappé ».

Face à la gravité des faits, le parquet de Nantes s’est dessaisi du dossier au profit de la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Rennes le 2 juin.

Deux suspects identifiés et placés en garde à vue

L’enquête, confiée au Service interdépartemental de police judiciaire (SIPJ) de Nantes, a rapidement permis d’identifier deux individus soupçonnés d’être impliqués dans cette affaire.

Le premier a été interpellé le 3 juin à Nantes par les policiers de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) de Loire-Atlantique. « Le premier a été interpelé le 3 juin 2026 à 15h25 dans un bois à Nantes par la BRI 44 », détaille le procureur.

Le second suspect a quant à lui été extrait d’une maison d’arrêt le 4 juin afin d’être placé en garde à vue dans le cadre de cette enquête.

Les deux hommes sont majeurs, âgés de 19 à 22 ans. « Ils ont déjà été condamnés par la justice, jamais pour trafic de produits stupéfiants », souligne Frédéric Teillet. L’un d’eux avait toutefois déjà été condamné pour des délits liés à la détention et au transport d’armes.

Des qualifications criminelles particulièrement lourdes

Une ouverture d’information judiciaire est envisagée ce samedi 6 juin. Les deux suspects devraient être présentés à un juge d’instruction pour répondre de plusieurs infractions criminelles.

Parmi les chefs retenus figurent notamment « le crime d’arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire avec torture ou acte de barbarie commis en bande organisée », mais également « le crime de tentative d’extorsion avec tortures et actes de barbarie » et « le crime de vol en bande organisée avec arme ».

Les tirs ayant blessé l’adolescent pourraient également donner lieu à des poursuites pour violences volontaires aggravées.

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