La municipalité des Sables-d’Olonne franchit une nouvelle étape dans sa politique de vidéoprotection. Une convention signée avec la préfecture de la Vendée officialise le déploiement de caméras LAPI (Lecture Automatisée des Plaques d’Immatriculation) aux principaux points d’accès de la commune. Un investissement d’un million d’euros destiné à lutter contre la criminalité, mais dont l’efficacité réelle est contestée par l’opposition locale.
Un dispositif de surveillance interconnecté avec la Police Nationale
Le projet prévoit le déploiement de ces dispositifs technologiques sur une vingtaine de zones stratégiques matérialisant les entrées et sorties de la station balnéaire. L’objectif affiché par la majorité municipale est de pouvoir repérer instantanément les véhicules signalés, qu’il s’agisse de voitures volées, de recels, de contrebande ou de profils liés à des dossiers de terrorisme et d’atteintes graves à l’ordre public lors des grands événements.
D’après Ici Loire Océan, le maire, Nicolas Chénéchaud, assume une posture de fermeté en déclarant que les délinquants ne sont pas les bienvenus et que la ville disposera désormais d’une traçabilité complète des flux suspects. Sur le plan juridique, le cadre actuel impose une séparation stricte des compétences : la police municipale n’aura pas d’accès direct à ces flux en temps réel. Les données seront exclusivement exploitées par la police nationale ou consultées a posteriori par la justice sur réquisition du parquet, en attendant d’éventuelles évolutions législatives sur les prérogatives des agents communaux.
Une enveloppe d’un million d’euros ciblée par l’opposition de gauche
Le coût financier du dispositif, intégralement pris en charge par le budget municipal à hauteur d’environ un million d’euros, suscite de vives réactions au sein du conseil municipal. Les élus de gauche, par la voix de Céline Tesson, dénoncent une stratégie axée sur l’affichage sécuritaire plutôt que sur les besoins prioritaires de la population locale.
Selon l’opposition, ce système de lecture de plaques s’avère inopérant face aux typologies criminelles en plus forte progression sur le territoire sablais, citant notamment les escroqueries, les trafics de stupéfiants de proximité ou les violences intrafamiliales. Malgré ces réserves sur la pertinence du ciblage des infractions, les premières installations de caméras ont débuté, scellant l’orientation technologique choisie par la cité balnéaire pour sa sécurité publique.
