
À moins d’un an de l’élection présidentielle, Christophe Béchu maintient sa ligne. Le maire d’Angers, secrétaire général d’Horizons et proche d’Édouard Philippe, a une nouvelle fois rejeté mercredi l’hypothèse d’une primaire pour désigner un candidat commun du bloc central.
Invité de Sud Radio, l’élu angevin a jugé que cette option n’était « pas à la hauteur des enjeux », alors que le parti Renaissance de Gabriel Attal souhaite présenter un calendrier et des modalités de départage lors d’un comité de liaison réunissant les différentes formations de la majorité présidentielle.
Réuni ce mercredi au Sénat, ce comité rassemble les représentants de Renaissance, d’Horizons, du Mouvement démocrate, de l’Union des démocrates et indépendants et du Parti radical. Christophe Béchu y représente Horizons en tant que numéro deux du mouvement fondé par Édouard Philippe.
Pour le maire d’Angers, l’idée d’une primaire se heurte à des divergences de fond entre les différentes sensibilités du centre et de la droite modérée. « Tout le monde sait qu’une primaire n’est pas possible », a-t-il affirmé, estimant que certains responsables politiques entretiennent artificiellement le débat pour des raisons de communication.
Le secrétaire général d’Horizons souligne notamment l’absence de consensus sur les participants et les règles d’un éventuel scrutin. « Les LR considèrent qu’on ne peut pas faire une primaire avec Renaissance, Renaissance considère qu’on ne peut pas faire une primaire avec LR, nous, on considère qu’il faut discuter avec les uns et les autres », a expliqué celui qui est également co-directeur de la campagne présidentielle d’Édouard Philippe.
Pour Christophe Béchu, l’objectif reste néanmoins clair : parvenir à une candidature unique des forces modérées avant le premier tour. « Si, dans le bloc central, auprès des modérés, on ne comprend pas qu’à la fin il ne faut qu’un candidat, on a un problème. Mais si on pense que c’est par une primaire qu’on va le régler, on ment aux gens », a-t-il insisté.
Cette prise de position intervient alors que les prétendants potentiels à l’Élysée poursuivent leur mobilisation. Gabriel Attal a réuni ses soutiens à Paris le 30 mai, tandis qu’Édouard Philippe prévoit un grand rendez-vous politique le 5 juillet dans la capitale. Les deux anciens Premiers ministres ont déjà laissé entendre qu’un rapprochement pourrait intervenir avant le premier tour au profit du candidat le mieux placé pour rassembler le camp présidentiel et les électeurs modérés.