L’entreprise Veolia s’apprête à aller à la rencontre des habitants du Cotentin pour évoquer la prolongation du site d’enfouissement géré par sa filiale Spen. Selon les informations publiées par le journal La Presse de la Manche, l’opérateur industriel lance une vaste phase de concertation publique articulée autour de plusieurs rendez-vous de présentation prévus à la mi-juin.

Deux réunions d’information programmées dans le Cotentin
Afin d’exposer clairement ses intentions à la population locale, la société exploitante organise deux sessions d’échanges au contenu rigoureusement identique. Le premier rassemblement se tiendra le mardi seize juin à la salle des fêtes de Montebourg, tandis que le second aura lieu le lendemain, le mercredi dix-sept juin, dans la salle de convivialité de la commune du Ham. Ces rencontres, prévues en fin de journée entre dix-sept heures et vingt heures, permettront aux équipes techniques de détailler leur demande de maintien temporaire de l’activité sur l’installation actuelle.
Une prolongation justifiée par la transition énergétique
Cette volonté d’étendre la durée de vie de l’infrastructure répond à un impératif de continuité du service de traitement des ordures ménagères résiduelles. L’objectif du projet est de couvrir une période transitoire décisive pour la région. Les collectivités locales ont en effet acté l’abandon progressif du stockage classique à l’horizon des années deux mille trente-trois et deux mille trente-quatre, date à laquelle un nouveau modèle structurel fondé sur la valorisation énergétique prendra le relais. L’exploitation prolongée du site actuel doit ainsi faire le pont technique et logistique entre ces deux systèmes de gestion.
Un processus consultatif étalé jusqu’à l’automne
Pour accompagner cette démarche administrative, des livrets explicatifs seront distribués au public, offrant à chacun la possibilité de consigner ses interrogations et ses suggestions d’aménagement. Les riverains pourront transmettre leurs requêtes directement dans les mairies du secteur ou par le biais d’une plateforme numérique spécialement conçue pour centraliser les avis. Ce dialogue initié au début de l’été connaîtra une seconde phase à la rentrée de septembre avec la tenue de nouvelles consultations. Une fois les observations compilées et le projet affiné, le dossier final sera officiellement déposé sur le bureau de la préfecture de la Manche à la fin du mois d’octobre en vue d’obtenir les autorisations requises.