Face au départ des commerces du centre-ville, la ville d’Angers passe à l’offensive

15/06/2026
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Ce lundi 15 juin, Roch Brancour, l’adjoint au Développement économique, au Commerce et à l’Emploi, a dévoilé le plan de la mairie d’Angers pour lutter face à la dévitalisation du centre-ville angevin.

Roch Brancour, Adjoint au Développement économique, au Commerce et à l’Emploi – Crédit photo : Félix Gerbaud

Un taux de vacance qui augmente

C’est une véritable « bataille » que lance la Mairie d’Angers, a déclaré Roch Brancour. Face à la fermeture des commerces du centre-ville, l’équipe municipale tient d’abord à rassurer : Angers reste une des villes les moins touchées avec un taux de vacance inférieur à la moyenne, sur les villes de la même taille.

Mais ce taux de vacance progresse, sur les derniers mois plusieurs magasins de prêt-à-porter ont annoncé mettre la clé sous la porte (Bouchara, Jules, Celio, Okaïdi…). « Avant, les commerçants venaient d’eux même, maintenant ça va être à nous d’aller les chercher », concède Roch Brancour.

Piétonnisation et végétalisation

La Mairie lance donc l’offensive, avec un plan en plusieurs dimensions. « Nous travaillons sur l’apaisement du centre-ville, avec notamment une extension de la zone piétonne », détaille Roch Brancour. Le cœur de ce réaménagement ? La rue Saint-Aubin, marquée par la fermeture de plusieurs boutiques, notamment Celio. « Nous pourrions la végétaliser, ou étendre la zone piétonne à la rue Bressigny » liste l’adjoint au maire.

La rue Saint-Aubin à Angers se vide petit à petit de ses commerçants. Crédit photo : Félix Gerbaud

Un arsenal de mesures en préparation

Autre facette « de la bataille du commerce », le lancement des Assises du commerce angevin, début 2027, où les acteurs locaux seront invités à partager leurs besoins et leurs idées. La ville d’Angers a aussi doté sa foncière de nouveaux fonds, qui lui permettra d’acquérir des locaux commerçants afin de proposer des loyers accessibles. D’autres mesures pourraient être appliquées, comme le recouvrement des vitrines vides par des oeuvres d’art pour animer les rues, « on ne se refuse aucune option pour le moment », confirme Roch Brancour.

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