À la suite des directives de la Chancellerie, tous les parquets de France doivent passer au crible l’intégralité des enquêtes en cours liées aux violences sexuelles sur mineurs d’ici le 14 juillet 2026. Invité le lundi 15 juin au micro d’ICI La Rochelle, le procureur de la République d’Angoulême, Benoît Bernard, détaille cette réorganisation judiciaire urgente.
Une revue exhaustive « dossier par dossier »
Cette mobilisation nationale fait suite à l’affaire Lyhanna. L’objectif fixé par le ministre de la Justice est de recenser les enquêtes préliminaires afin d’éviter qu’un dossier sensible ne reste en sommeil au sein des services de police ou de gendarmerie.
« L’idée est d’avoir l’image la plus précise du nombre de procédures qui sont actuellement enregistrées dans les parquets », explique le procureur Benoît Bernard. Ce contrôle minutieux permettra de prioriser les actes et d’accélérer les procédures.
Des renforts internes au détriment d’autres contentieux
Pour faire face à ce travail considérable à l’approche des congés d’été, le tribunal d’Angoulême a dû réallouer ses ressources humaines en urgence, ce qui aura des répercussions sur les délais de traitement d’autres affaires.
Le procureur a ainsi choisi de détacher des personnels exclusivement sur cette mission. Une concentration des forces mobilise également les juges d’instruction et les juges des libertés et de la détention (JLD), bousculant le fonctionnement habituel de l’ensemble de la chaîne pénale locale.
