Logement étudiant : Nantes reprend l’avantage sur Angers, le marché se détend dans les Pays de la Loire

16/06/2026
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À quelques semaines de la rentrée universitaire et alors que la phase d’admission complémentaire de Parcoursup vient de débuter, la recherche d’un logement reste l’une des principales préoccupations des futurs étudiants. Une étude réalisée par LocService.fr à partir de près de 5 000 offres et demandes enregistrées dans les Pays de la Loire au cours des douze derniers mois révèle plusieurs évolutions marquantes du marché régional.

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Première surprise : Nantes retrouve sa place de ville universitaire la plus recherchée de la région, devant Angers, qui occupait cette position depuis deux ans. Dans le même temps, la tension locative recule nettement dans la plupart des agglomérations ligériennes, offrant un contexte un peu plus favorable aux étudiants.

Nantes reprend la première place

Longtemps en tête des recherches étudiantes, Nantes avait été dépassée par Angers en 2024 puis en 2025. La tendance s’inverse cette année. Selon l’étude, la métropole nantaise concentre désormais 34 % des recherches de logements étudiants dans les Pays de la Loire, contre 31,4 % pour Angers.

L’an dernier, la situation était pourtant très différente : Angers attirait à elle seule 42 % des recherches régionales, contre seulement 30 % pour Nantes. En douze mois, l’écart s’est donc totalement inversé.

À elles seules, les deux villes concentrent plus de 65 % de la demande étudiante régionale. Le Mans complète le podium avec près de 10 % des recherches.

Les petites surfaces toujours privilégiées

Sans surprise, les étudiants continuent de privilégier les logements de petite taille. Les studios et T1 représentent 63 % des recherches effectuées sur la plateforme. Les appartements T2 arrivent loin derrière avec 19 % des demandes.

Les chambres chez l’habitant ou en colocation comptent pour 12 % des recherches. Autre tendance forte : près d’un étudiant sur deux recherche un logement meublé.

Le budget moyen consacré au logement atteint 570 euros mensuels dans les Pays de la Loire, un montant inférieur à la moyenne observée dans les autres régions de province, estimée à 636 euros. À titre de comparaison, les étudiants souhaitant étudier à Paris prévoient en moyenne un budget de 962 euros.

Des loyers qui repartent à la hausse

Après une année 2025 relativement stable, les loyers étudiants repartent à la hausse dans l’ensemble de la région. Les studios enregistrent une progression moyenne de 5,1 %, les T2 de 3,8 %, les chambres de 3,1 % et les résidences étudiantes privées de 1,9 %.

Nantes demeure la ville la plus chère pour louer un studio étudiant, avec un loyer moyen de 531 euros charges comprises. Angers suit avec 483 euros, devant La Roche-sur-Yon à 466 euros.

À l’inverse, Laval et Cholet restent les villes les plus abordables pour les étudiants.

Les augmentations les plus marquées sont observées au Mans (+7,8 %) et à Saint-Nazaire (+9,5 %). Angers se distingue par une hausse beaucoup plus modérée de 1,9 %, probablement liée au recul de la demande enregistré ces derniers mois.

Une forte baisse de la tension locative à Angers

C’est sans doute l’enseignement le plus encourageant de cette étude : la pression sur le marché locatif étudiant diminue dans la plupart des villes des Pays de la Loire.

À Angers, le score de tension locative – qui mesure le rapport entre le nombre de demandes et le nombre d’offres disponibles – est passé de 8,04 à 4,03 en un an. Une baisse spectaculaire qui place désormais la ville dans une situation nettement moins tendue qu’auparavant.

La tendance est également visible à Nantes, où le score passe de 3,52 à 2,18, à Saint-Nazaire (de 6,95 à 4,76) ou encore à La Roche-sur-Yon (de 3,90 à 2,48).

Cette détente s’explique notamment par un déplacement d’une partie de la demande étudiante vers l’Île-de-France mais aussi par le retour sur le marché de logements auparavant retirés de la location en raison des contraintes liées au diagnostic de performance énergétique.

Le Mans fait figure d’exception avec une tension locative en hausse.

« Nantes est très demandée mais peu tendue »

Pour Ivan Thiébault, data analyst chez LocService.fr, la situation actuelle constitue une bonne nouvelle pour les étudiants.

« Les Pays de la Loire offrent cette année un tableau plus favorable que les années précédentes. La tension recule dans la plupart des villes, et en particulier à Angers, qui reste malgré tout un marché animé. Nantes présente quant à elle un profil assez singulier : c’est la ville la plus recherchée de la région, et pourtant l’une des moins tendues », analyse-t-il.

Selon lui, le fort renouvellement des locations dans la métropole nantaise permet de maintenir un nombre important de logements disponibles malgré une demande soutenue.

La famille reste le principal garant

Dans ce contexte, les parents demeurent les principaux soutiens des étudiants dans leurs démarches locatives. Dans 84 % des cas, la famille se porte garante du logement.

La garantie Visale poursuit néanmoins sa progression et concerne désormais 10 % des étudiants, contre 8 % l’an dernier. Seuls 2 % des candidats à la location déclarent ne disposer d’aucun garant.

À l’approche de la rentrée, les spécialistes du secteur recommandent aux futurs étudiants d’anticiper leurs recherches et de préparer leur dossier le plus tôt possible. Malgré une amélioration globale de la situation, les logements les plus recherchés continuent de trouver preneur très rapidement dans les principales villes universitaires de la région.

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