
L’installation du drapeau arc-en-ciel sur le fronton de l’hôtel de ville de La Roche-sur-Yon à l’occasion du mois des Fiertés fait réagir la vie politique locale. Si l’opposition municipale affirme son soutien à la lutte contre les discriminations, elle s’interroge sur la durée de ce pavoisement. De son côté, le maire défend une pratique largement répandue durant le mois de juin.
L’opposition condamne les actes visant plusieurs associations
Dans un communiqué publié le 12 juin 2026, les élus du groupe d’opposition de droite et du centre « Union La Roche-sur-Yon » ont d’abord dénoncé les actes d’intimidation et les violences verbales signalés récemment à l’encontre de plusieurs structures installées au Pôle associatif.
Les faits concernent notamment le Centre LGBT, le Planning familial et les Francas.
« Il ne peut y avoir aucune ambiguïté, la discrimination n’est pas une opinion, c’est un délit. C’est un pilier de notre République », rappellent les élus.
Ils soulignent également que lors du précédent mandat municipal, la majorité d’alors avait soutenu l’organisation des événements liés aux Fiertés et autorisé la présence du drapeau arc-en-ciel sur le Théâtre municipal.
Des interrogations sur la durée du pavoisement
Selon Actu.fr, le principal sujet de débat porte sur le maintien des drapeaux arc-en-ciel sur le fronton de la mairie plusieurs semaines après la Semaine des Fiertés organisée dans la ville.
Les élus d’opposition estiment que cette présence devrait rester limitée dans le temps et relèvent que les quatre drapeaux arc-en-ciel demeurent installés aux côtés des drapeaux français.
« Sur ce maintien du pavoisement au-delà du cadre événementiel et festif, nous recevons de nombreux retours et interrogations de citoyens. »
Le groupe municipal considère que les symboles affichés sur un bâtiment public doivent conserver une portée rassembleuse pour l’ensemble de la population.
Le maire défend une démarche liée au mois des Fiertés
Interrogé sur cette polémique, le maire de La Roche-sur-Yon, Romain Bossis, rappelle que cette initiative s’inscrit dans le cadre du mois des Fiertés célébré durant tout le mois de juin.
« J’invite les élus de l’opposition à regarder ce qu’il se pratique partout en Europe. Le mois de juin est le mois des Fiertés, le drapeau sera retiré le 30 juin, à la fin de cette période. »
L’élu précise également que le symbole installé sur l’hôtel de ville ne doit pas être réduit à sa seule dimension militante.
« Ce n’est pas le drapeau avec le symbole LGBT que l’on a placé sur le fronton de la mairie, mais le drapeau arc-en-ciel, qui symbolise plus largement la paix, la bienveillance, la tolérance. »