Anniversaire de l’Appel du 18 juin 1940 : un défilé de porte-drapeaux commémore le Général de Gaulle à Angers

18/06/2026
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L’Association des porte-drapeaux quittant la cérémonie commémorative de l’Appel du 18 juin 1940, ce mardi à Angers. Crédit Aidan Bossard

Ce mardi 18 juin 2026 marquait l’anniversaire de l’historique Appel du général de Gaulle sur les ondes de la BBC. L’occasion pour la préfecture du Maine-et-Loire de commémorer cet événement central de l’histoire de France face au monument aux morts de la place Leclerc, à Angers. Rythmée par le défilé de l’Association des porte-drapeaux d’Angers et de sa région, ainsi que par la lecture du discours d’Alice Rufo, secrétaire générale pour l’administration du ministère des Armées, la cérémonie a pleinement incarné sa portée symbolique dédiée au devoir de mémoire.

Une cérémonie solennelle

« Un appel qui a pris une dimension universelle. » Ce sont les mots d’Alice Rufo, dont le texte a guidé la commémoration. Une formule qui symbolise avec précision l’esprit de cette matinée de recueillement.

La commémoration a d’abord débuté par une présentation protocolaire du déroulement des faits. Sous le regard du public, les membres de l’Association des porte-drapeaux d’Angers ont défilé fièrement avant de prendre position de part et d’autre du mémorial dédié aux morts de la Seconde Guerre mondiale. Les élus locaux et le préfet du Maine-et-Loire, François Pesneau, ont ensuite fait leur entrée en tête de cortège, lançant officiellement le cœur de la cérémonie.

Un devoir de mémoire

L’atmosphère s’est par la suite chargée d’émotion à l’évocation de Robert Pestieaux, figure de la Résistance locale décédée en 2020 à Saint-Barthélemy-d’Anjou. Ce grand homme avait personnellement répondu à l’Appel du 18 juin en rejoignant le général de Gaulle à Londres. Pour la force du symbole, c’est son petit-fils, Sébastien, qui a lu le texte de l’Appel. Sa lecture vibrante et habitée a littéralement happé l’assistance, avant qu’il ne conclue sur la célèbre promesse : « Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la radio de Londres. »

Le préfet de Maine-et-Loire a ensuite pris le relais pour donner lecture du message officiel d’Alice Rufo, absente pour l’occasion. Sa lettre retraçait l’épopée héroïque de la France Libre, évoquant notamment la célèbre bataille de Bir Hakeim. Son texte a également mis la lumière sur le caractère universel et multiculturel qu’avait pris cet élan de résistance, en ralliant aussi bien l’artiste Joséphine Baker, venue du Missouri, que Félix Éboué, alors gouverneur du Tchad.

Une passerelle vers les défis d’aujourd’hui

Bien que tournée vers le passé, cette lettre s’est refermée sur un message d’une résonance très actuelle face à la situation internationale actuelle : « À l’heure où le monde est à nouveau travaillé par la tentation de la force brute, l’Appel du 18 juin nous élève à la hauteur d’une exigence : notre peuple n’est jamais aussi grand que lorsqu’il refuse la défaite de l’esprit, et se donne les moyens de défendre sa liberté. »

La cérémonie s’est achevée dans le respect de la tradition républicaine, avec le dépôt de gerbes de fleurs par le préfet et les différents élus, suivi de la Marseillaise, clôturant ainsi cette matinée mémorielle angevine.

Aidan Bossard

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