Le port de Granville (Manche) va enfin disposer de son Service d’inspection vétérinaire et phytosanitaire aux frontières (Sivep). Bloqué depuis six ans par les négociations post-Brexit, le dossier a reçu l’accord officiel de l’Union européenne début juin 2026. L’infrastructure devrait être pleinement opérationnelle dès l’automne prochain.
Un enjeu crucial pour le commerce avec les îles Anglo-Normandes
Porté de longue date par les élus normands, manchois et le député Bertrand Sorre, ce projet vise à implanter le Sivep directement au niveau de la Criée de Granville. Ce service est chargé de contrôler et d’analyser les animaux vivants, les végétaux ainsi que les denrées d’origine animale et végétale entrant dans l’espace Schengen.
Jusqu’alors, le point de contrôle le plus proche se situait à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), un détour contraignant pour les producteurs insulaires. Selon Tendance Ouest, l’ouverture de ce poste à Granville va concrètement permettre la reprise à grande échelle du commerce de produits conchylicoles et de la pêche avec les îles de Jersey et de Guernesey, partenaires historiques du port normand.
Ouverture prévue à l’automne 2026
Sur le plan logistique, le Département de la Manche a rapidement lancé la phase technique. À la mi-juin, deux cellules frigorifiques en provenance de Carteret ont été acheminées pour être raccordées sur le site granvillais.
Le calendrier des prochaines semaines est déjà planifié :
- D’ici le 10 juillet : Finalisation de l’implantation et des raccordements techniques des installations frigorifiques.
- Avant le 20 juillet : Travaux de façade et première visite de vérification par la Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (Draaf).
- Mi-septembre : Visite finale de conformité.
- Fin septembre : Délivrance de l’agrément définitif pour une mise en service dans la foulée.
