
L’épisode caniculaire qui s’abat sur le département contraint les pouvoirs publics à adapter d’urgence l’accueil des élèves. Les cours dispensés l’après-midi seront annulés dans plusieurs établissements dès lundi pour protéger la santé des adolescents.
Une réorganisation dictée par une chaleur étouffante
Le placement du territoire en vigilance orange canicule ce dimanche midi entraîne des bouleversements logistiques immédiats pour l’Éducation nationale. Avec un mercure qui pourrait flirter avec les trente-cinq degrés dans les terres du Mortainais et les trente-quatre degrés dans la baie du Mont-Saint-Michel, les conditions d’étude s’annoncent particulièrement éprouvantes. Face à cette situation, la direction académique a autorisé les directions d’établissements qui en ressentaient le besoin à stopper les enseignements à partir de quatorze heures, les bâtiments n’étant pas tous équipés pour maintenir une fraîcheur décente au cœur de l’après-midi.
Huit secteurs géographiques directement impactés
Cette dérogation exceptionnelle concerne spécifiquement une liste de huit collèges répartis sur l’ensemble du territoire départemental. Les élèves scolarisés au sein des établissements Les Provinces à Cherbourg-Octeville, Jacques-Prévert à Coutances, ainsi que dans les communes de Torigny-les-Villes, Tessy-Bocage, Percy-en-Normandie, Agon-Coutainville, Lessay et Bréhal verront leur emploi du temps allégé lundi et mardi. Les autorités académiques précisent toutefois que cette suspension s’adresse en priorité aux adolescents pouvant regagner leur domicile en milieu de journée, un accueil physique de substitution restant assuré pour les familles se trouvant dans l’incapacité de récupérer leurs enfants plus tôt.
Un maintien absolu des examens de fin d’année
Si la sécurité thermique des collégiens impose ces ajustements, la fin du cursus lycéen ne subira quant à elle aucune altération. Les instances éducatives ont pris la ferme décision de maintenir l’intégralité des épreuves orales du baccalauréat prévues en ce début de semaine. L’administration préfectorale surveille de très près l’évolution météorologique et prévient que de nouvelles dispositions restrictives pourraient être déclenchées si la masse d’air chaud venait à stagner plus longuement que prévu, les prévisionnistes redoutant par ailleurs des nuits particulièrement douces qui peineront à rafraîchir les infrastructures publiques.