
Face à l’épisode de fortes chaleurs qui traverse actuellement la Sarthe, la direction et les équipes du parc zoologique multiplient les initiatives pour préserver la santé de leurs pensionnaires. Selon les informations rapportées par le quotidien Ouest-France, les soigneurs adaptent quotidiennement les environnements et les habitudes de nourrissage afin d’aider l’ensemble des espèces à surmonter des températures de plus en plus extrêmes.
Des aménagements ciblés selon les besoins des espèces
Tous les résidents du parc ne réagissent pas de la même manière face à un mercure particulièrement élevé. Si les grands mammifères originaires du continent africain supportent assez bien ce climat tout en profitant de vastes zones d’ombre artificielles aménagées dans leurs parcs, d’autres animaux nécessitent une attention technique accrue. Les professionnels ont ainsi installé des systèmes de brumisation intensifs dans les espaces dédiés aux pandas roux, des animaux dotés d’une fourrure épaisse et habitués à l’air frais des hautes montagnes. Ce même dispositif d’humidification est déployé pour certaines espèces d’oiseaux exotiques qui ont un besoin vital d’évoluer dans une atmosphère moite rappelant les forêts tropicales de Nouvelle-Guinée.
Une alimentation transformée en blocs de glace
Pour allier hydratation et stimulation mentale, le secteur en charge des grands prédateurs a élaboré une méthode de distribution de nourriture particulièrement originale. Les guépards et les hyènes se voient attribuer d’imposants blocs de glace renfermant des cous de volaille, du sang ou encore des herbes aromatiques. Ce stratagème nutritionnel oblige les carnivores à s’affairer longuement autour du bloc gelé pour atteindre leur pitance. Cette occupation prolonge leur temps de repas tout en leur garantissant un rafraîchissement corporel indispensable durant les pics de chaleur de l’après-midi.
Une réorganisation stratégique du rythme de travail
La protection de la faune implique également une refonte totale des plannings du personnel soignant. Les employés prennent désormais leur service aux aurores afin d’accomplir leurs tâches physiques dans des conditions supportables et de permettre aux animaux de quitter rapidement leurs quartiers de nuit. Après une longue interruption aux heures les plus étouffantes de la journée, l’activité reprend en fin de journée lorsque la température redescend. Cette anticipation climatique guide d’ailleurs désormais toutes les nouvelles constructions du site, les enclos modernes intégrant systématiquement des bassins, une végétation dense et un libre accès aux bâtiments intérieurs pour que chaque animal puisse s’isoler au frais.