Médecine : les étudiants de deuxième année de l’Université d’Angers pourront bientôt suivre leurs cours depuis Angers, Le Mans ou Laval

22/06/2026
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À partir de la rentrée universitaire 2026, les étudiants de deuxième année de médecine de l’Université d’Angers auront une nouvelle possibilité : suivre leurs cours magistraux depuis Angers, Le Mans ou Laval. Une évolution qui doit permettre de rapprocher les études de médecine du lieu de vie des étudiants, sans modifier le parcours universitaire ni le diplôme préparé.

Image d illustration. Photographie de Jean-Francois Fort / Hans Lucas.

Jusqu’ici, les étudiants de deuxième année de médecine devaient se rendre à Angers pour suivre l’ensemble des enseignements magistraux. À la rentrée 2026, ils pourront choisir une organisation différente. Certains pourront assister aux cours depuis Le Mans ou Laval, grâce à un système de retransmission en direct depuis les amphithéâtres de la Faculté de santé d’Angers.

Concrètement, un étudiant installé au Mans ou à Laval pourra suivre le même cours, au mêmemoment, avec le même enseignant que les étudiants présents dans les locaux angevins.

L’objectif est de rapprocher la formation médicale des territoires tout en conservant une formation commune pour tous.

Une seule promotion, une seule formation, un seul diplôme

Cette nouvelle organisation ne signifie pas la création de deux nouveaux parcours de médecine au Mans et à Laval. Les étudiants resteront inscrits à la Faculté de santé de l’Université d’Angers et feront toujours partie de la même promotion.

Le programme restera identique pour tous les étudiants. Les travaux pratiques, les travaux dirigés, les dissections, les examens et les enseignements nécessitant du matériel spécifique continueront d’avoir lieu à Angers.

Les étudiants garderont également un accès aux ressources de la faculté, aux services universitaires et à la vie étudiante. Les temps de rencontre entre étudiants resteront maintenus, notamment lors des enseignements pratiques et des rendez-vous importants de l’année universitaire.

Le dispositif sera basé sur le volontariat. Aucun étudiant ne sera envoyé automatiquement au Mans ou à Laval. Chacun pourra choisir son organisation et même alterner entre les différents sites au cours de l’année.

Moins de trajets vers Angers

Pour accompagner cette évolution, les équipes de la Faculté de santé ont revu l’organisation des enseignements afin de limiter les déplacements.

Les venues obligatoires à Angers seront regroupées autant que possible. Elles représenteront environ 80 déplacements sur l’ensemble de l’année universitaire, principalement pour les travaux pratiques, les examens et certains enseignements en présentiel.

L’idée est de donner davantage de souplesse aux étudiants, tout en conservant les exigences d’une formation médicale.

Rapprocher les futurs médecins de leur lieu de vie

Derrière cette nouvelle organisation, l’Université d’Angers veut aussi renforcer le lien entre la formation et les besoins des départements de la Sarthe et de la Mayenne.

En suivant une partie de leur formation au plus près de leur lieu de vie, les étudiants pourront mieux découvrir les structures de soins locales et les réalités d’exercice en dehors du centre hospitalier universitaire.

Cette démarche s’inscrit dans le cadre du Territoire universitaire de santé Sarthe-Anjou-Mayenne (TUS-SAM), qui vise depuis plusieurs années à développer les formations en santé et les stages hospitaliers sur l’ensemble du territoire.

Une nouvelle étape après les ouvertures du Mans et de Laval

Cette évolution prolonge une dynamique engagée depuis plus de quinze ans. Après l’ouverture de la première année des études de santé au Mans en 2010 puis à Laval en 2019, l’Université d’Angers poursuit son objectif de rapprocher progressivement les lieux de formation des territoires.

Pour le Pr Cédric Annweiler, doyen de la Faculté de santé de l’Université d’Angers, cette organisation doit permettre « d’offrir aux étudiants une formation d’excellence tout en rapprochant progressivement les lieux de formation des territoires qui ont besoin de professionnels de santé ».

L’enjeu est aussi de renforcer l’attractivité de ces territoires auprès des futurs médecins. « Il ne s’agit pas de créer une médecine à deux vitesses, mais de proposer davantage de souplesse, d’attractivité et d’opportunités pour les étudiants comme pour les territoires », souligne-t-il.

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