Après une journée placée sous surveillance, la qualité de l’air va se dégrader en Maine-et-Loire. La préfecture et Air Pays de la Loire annoncent le déclenchement d’une procédure d’alerte à la pollution de l’air par l’ozone à compter du mercredi 24 juin 2026. Un épisode qui intervient alors que le département connaît depuis plusieurs jours de fortes chaleurs, des conditions météorologiques favorables à la formation de ce polluant.

Ce mardi 23 juin, le département reste placé en procédure d’information concernant l’ozone. Mais la situation doit évoluer dès mercredi avec le passage au niveau alerte. Des mesures réglementaires vont alors entrer en vigueur sur l’ensemble du territoire départemental, par arrêté préfectoral.
La vitesse abaissée sur les routes
Parmi les principales mesures annoncées, la limitation de vitesse sera réduite de 20 km/h sur l’ensemble du réseau autoroutier et des routes à deux fois deux voies du département, périphérique inclus. Les automobilistes circulant habituellement à 130 km/h devront ainsi limiter leur vitesse à 110 km/h, ceux à 110 km/h devront rouler à 90 km/h et les portions limitées à 90 km/h passeront à 70 km/h. Cette mesure ne pourra toutefois pas entraîner une limitation inférieure à 70 km/h.
Des contrôles de vitesse ainsi que des contrôles anti-pollution pourront être réalisés sur les axes concernés afin de veiller au respect de ces dispositions.
Les activités surveillées pendant l’épisode
La préfecture rappelle également l’interdiction de tout brûlage à l’air libre, sauf pour des motifs liés à la sécurité publique. Les particuliers sont invités à éviter les pratiques pouvant aggraver la pollution, comme l’utilisation de produits émetteurs de solvants (peintures, vernis notamment).
Dans le secteur agricole, les opérations de brûlage de résidus agricoles doivent être évitées pendant toute la durée de l’épisode. Les professionnels sont aussi invités à vérifier le bon fonctionnement de leurs équipements, notamment les systèmes de climatisation dans les bâtiments d’élevage et les serres.
Les installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) devront, de leur côté, appliquer les dispositions prévues dans leurs arrêtés d’autorisation en cas d’alerte pollution. Les industriels sont également appelés à limiter les opérations ponctuelles les plus émettrices de polluants et à réduire l’utilisation des groupes électrogènes.
Les habitants invités à adapter leurs déplacements
Au-delà des mesures obligatoires, la préfecture recommande à chacun d’adopter des comportements permettant de réduire les émissions polluantes. Les habitants sont invités à éviter autant que possible l’usage individuel de la voiture, en privilégiant les transports en commun, le covoiturage, la marche ou le vélo pour les trajets courts.
Les entreprises et administrations sont encouragées à adapter leurs horaires de travail afin de faciliter ces déplacements alternatifs, mais aussi à favoriser le télétravail et les réunions en visioconférence lorsque cela est possible.
Les automobilistes sont également appelés à adopter une conduite souple et à modérer leur vitesse. La préfecture recommande enfin de maîtriser les températures dans les logements et les lieux de travail, en évitant notamment une utilisation excessive de la climatisation.
Les TER à 5 euros mercredi
Pour accompagner les déplacements pendant cet épisode de pollution, un tarif spécial sera appliqué mercredi 24 juin sur les lignes régionales Aléop en TER : les trajets intrarégionaux seront accessibles au prix de 5 euros pour la journée. Cette offre ne concerne toutefois pas les Intercités, les TGV ni les autocars.
La préfecture précise que d’éventuelles mesures complémentaires pourraient être décidées en fonction de l’évolution de la situation et feront alors l’objet d’une communication spécifique.