La course aux supercalculateurs ne se joue plus seulement à celui qui ira le plus vite. Désormais, un autre défi s’impose : consommer moins d’énergie. Dans cette bataille mondiale du calcul haute performance, le groupe Bull, acteur majeur des infrastructures numériques avancées, confirme son leadership avec une performance remarquée : ses machines occupent les trois premières places du Green500, le classement international des supercalculateurs les plus économes en énergie.

Une réussite qui résonne aussi à Angers, où l’entreprise dispose d’un ancrage historique dans les technologies numériques et où les équipes du groupe participent depuis plusieurs décennies au développement de solutions de calcul avancé. Derrière ces machines capables d’effectuer des milliards d’opérations par seconde se cachent des expertises industrielles françaises, notamment dans la conception d’infrastructures informatiques destinées à la recherche, à l’intelligence artificielle ou encore aux grands projets scientifiques.
Des supercalculateurs puissants… mais moins gourmands
Le classement Green500 récompense les ordinateurs les plus efficaces énergétiquement. Autrement dit, il ne mesure pas seulement la puissance brute d’une machine, mais sa capacité à produire un maximum de calculs avec un minimum d’électricité consommée.
Pour la deuxième édition consécutive, Bull place trois de ses systèmes sur les trois premières marches du podium. Les supercalculateurs Kairos, installé au centre de calcul CALMIP, ROMEO, utilisé par l’Université de Reims Champagne-Ardenne, et l’extension GPU de Levante, au centre allemand DKRZ, illustrent cette nouvelle génération de machines capables de répondre aux besoins croissants de l’intelligence artificielle tout en limitant leur impact énergétique.
Un enjeu devenu majeur alors que les besoins explosent. Les modèles d’intelligence artificielle, les simulations climatiques ou encore les recherches scientifiques nécessitent aujourd’hui des capacités de calcul toujours plus importantes. Mais cette puissance a un coût énergétique : les industriels cherchent donc à concevoir des systèmes capables d’être à la fois plus rapides et plus sobres.
Bull confirme son poids dans le calcul mondial
Au-delà du classement énergétique, Bull confirme également sa présence parmi les supercalculateurs les plus puissants de la planète. Pas moins de 59 systèmes conçus par l’entreprise figurent dans le TOP500, le classement de référence des machines les plus performantes au monde.
Parmi eux figure JUPITER, le supercalculateur européen de classe exascale, classé cinquième au niveau mondial. Cette machine représente une nouvelle génération d’outils capables de traiter des volumes de données gigantesques pour accélérer la recherche, développer l’intelligence artificielle ou répondre à des enjeux stratégiques.
À l’échelle européenne, Bull s’impose comme un acteur majeur des infrastructures numériques dites « souveraines », c’est-à-dire des technologies permettant aux États et aux organismes de disposer de leurs propres capacités de calcul sans dépendre entièrement de solutions étrangères.
Une technologie tournée vers l’avenir
Pour Bruno Lecointe, directeur HPC, IA et calcul quantique chez Bull, cette réussite traduit une évolution profonde du secteur : « L’avenir des infrastructures d’IA sera défini non seulement par la performance, mais aussi par la capacité à fournir à grande échelle des capacités de calcul durables, souveraines et économiquement viables. »
À Angers comme ailleurs, les enjeux dépassent désormais la simple prouesse technologique. Derrière les supercalculateurs se joue une nouvelle bataille : réussir à accompagner l’explosion de l’intelligence artificielle et de la recherche scientifique tout en maîtrisant leur empreinte énergétique.
Avec son podium complet au Green500 et sa présence renforcée dans le TOP500, Bull entend démontrer qu’il est possible de conjuguer puissance numérique et sobriété énergétique.