Ce mercredi 24 juin, l’hypermarché Carrefour Saint-Serge avait annoncé un arrivage important de climatiseurs et ventilateurs. Dès l’ouverture, à 8h30, une cinquantaine de personnes s’est ruée dessus. Témoignages.

Devant les portes du Carrefour Saint-Serge à Angers, l’ambiance est déjà électrique. Plusieurs dizaines de personnes attendent l’ouverture du magasin après l’annonce d’un arrivage important de climatiseurs et de ventilateurs. Chariots prêts, regards tournés vers le stock qui trône au bout de l’allée : chacun espère repartir avec un peu de fraîcheur.
Parmi eux, Delphine et Caroline, deux amies venues tôt pour maximiser leurs chances. Delphine, handicapée d’un bras, observe la foule avec appréhension. « J’espère que ça ne va pas être la course. Je n’ai pas envie d’être bousculée », confie-t-elle quelques minutes avant l’ouverture.
À ses côtés, Caroline tente de la rassurer. Mais lorsque les portes s’ouvrent, le rythme s’accélère immédiatement. Les clients avancent d’un pas pressé vers les rayons concernés. Certains se mettent à courir.
Finalement, les deux amies parviennent à mettre la main sur un climatiseur affiché à 199 euros en promotion. Encore surprise par la scène à laquelle elle vient d’assister, Delphine lâche : « Le monde est fou. Les gens courent pour acheter des climatiseurs. Certains étaient à la limite de se battre. »
Des achats pour revendre après ?
Un peu plus loin dans le magasin, Djemila observe elle aussi la scène avec incompréhension. Pour elle, une limitation des achats aurait dû être mise en place. « On devrait ne pouvoir en acheter qu’un par personne. Regardez les gens : ils repartent avec vingt ventilateurs dans deux chariots. C’est dingue ! »
Une fois en caisse, Delphine regarde autour d’elle et jette un oeil dans les chariots. Elle en est persuadée, certains vont les revendre sur Le Bon Coin. « On ne part pas avec 20 ventilateurs pour équiper sa maison. Ce n’est pas non plus une maison de retraite. Il suffit d’aller voir sur les sites de revente d’ici deux heures et on sera fixé », lance-t-elle.
Malgré cette affluence inhabituelle, la direction du magasin semblait avoir anticipé le phénomène. Dans les réserves situées à l’arrière de l’hypermarché, des stocks supplémentaires attendaient d’être remis en rayon.
Au fil de la matinée, les équipes réapprovisionnaient régulièrement les étagères pour éviter la rupture.