Une mortalité animale record sature l’usine d’équarrissage dans le Perche

25/06/2026
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Beaucoup d’animaux décède à cause de la canicule dans l’Orne / DR

L’épisode caniculaire exceptionnel qui frappe la région entraîne des conséquences dramatiques au sein des exploitations agricoles. Selon les éléments rapportés par la rédaction du journal Le Perche, le centre de traitement des animaux morts de Saint-Langis-lès-Mortagne se retrouve totalement engorgé par cette hécatombe soudaine, contraignant les dirigeants du site à solliciter l’aide immédiate des services de l’État pour éviter la paralysie totale de leurs infrastructures.

Une explosion alarmante du nombre de bêtes foudroyées
Les températures extrêmes de ces derniers jours, oscillant autour de quarante degrés en journée et peinant à redescendre sous la barre des vingt-cinq degrés la nuit, ont provoqué une véritable tragédie dans les élevages locaux. La mortalité par étouffement a littéralement explosé, frappant particulièrement les porcheries et les exploitations avicoles, où les pertes de volailles ont été multipliées par douze par rapport aux standards habituels. Pour mesurer l’ampleur du phénomène, le site industriel ornais a dû réceptionner plus de quatre cent soixante tonnes de dépouilles en une seule journée ce mardi, contre à peine plus de vingt tonnes à la même date l’année précédente.

Des équipes industrielles poussées dans leurs retranchements
Face à cet afflux massif en provenance de toute la Normandie, de la Mayenne et de la Sarthe, l’établissement exploité par le groupe Akiolis tourne à l’extrême limite de sa capacité. Des dizaines de remorques pleines sont contraintes de patienter sur le site avant de pouvoir être traitées. Afin d’absorber cette surcharge d’activité, le temps de travail des salariés a été considérablement rallongé. Ces professionnels doivent par ailleurs opérer dans des conditions physiques éprouvantes en raison de la chaleur étouffante régnant au sein des ateliers, ravivant ainsi le spectre du terrible été de l’année deux mille vingt-quatre où les collectes avaient dû être brièvement suspendues.

Des autorisations d’enfouissement espérées pour soulager le réseau
L’incapacité des concurrents bretons, eux aussi saturés, à prendre le relais pousse la direction de l’usine à interpeller directement le ministère de l’Agriculture et les instances préfectorales. L’industriel réclame l’instauration d’une dérogation stricte permettant aux éleveurs normands d’enterrer exceptionnellement les bêtes directement sur leurs terres, une mesure d’allègement d’ores et déjà accordée en Bretagne. En parallèle de cette gestion de l’urgence, les responsables du secteur estiment indispensable d’engager une réflexion de fond sur l’adaptation technique des bâtiments agricoles pour prémunir la filière d’un effondrement économique lors des inévitables futures vagues de chaleur.

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