Le quartier de Belle-Beille à Angers sera chauffé écologiquement début 2018

28/06/2017
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Crédit Thomas Baritaud – Le nouveau réseau de chaufferie dans le quartier de Belle-Beille verra le jour en janvier 2018.

Depuis février 2017, des travaux sont réalisés dans le quartier de Belle-Beille à Angers pour installer un réseau de chaleur biomasse permettant de chauffer écologiquement le quartier. En janvier 2018, tout sera “normalement fini”. Retour sur ce projet qui date de 2010. 

Le projet remonte à 2010 quand l’Université d’Angers souhaitait changer ses chaudières qui avaient plus de “30 ans”. Elle s’était associée avec Agrocampus, l’INRA, le département et le CROUS pour vouloir une vaste rénovation énergétique du quartier de Belle-Beille.

La ville d’Angers a décidé ensuite dans le cadre de la requalification verte du quartier de créer un réseau de chaleur biomasse pour alimenter Belle-Beille. Une solution moins polluante utilisant des énergies renouvelables comme le bois mais aussi une énergie non-renouvelable comme le gaz.

Cela va permettre de diminuer de plus de 80 % les rejets de CO2, mais aussi de contribuer à développer la filière locale de bois dans l’agglomération et dans le Maine-et-Loire. Puisque près de 75 % du bois sera issu autour d’un rayon de 50 km et 100 % dans un rayon de 100 km. L’approvisionnement se veut “écologiquement responsable” car le bois est récupéré à côté des lignes ERDF, de chemins de fer ou de plan en gestion des agriculteurs/collectivités.

Chauffer grâce à l’énergie de la biomasse permet aussi “d’atténuer le coût de chauffage pour les usagers. C’est 5 % moins cher que le gaz tout en ayant des prix fixes, soit 64 € TTC / MWh” décrit Jean-Marc Verchère, adjoint à la politique de proximité, à la gestion de la voirie, au stationnement et aux bâtiments. Pourquoi cela est moins cher ? Tout simplement car le gaz subit des taxes de manière continue chaque année à hauteur de 11 %.

56 bâtiments seront raccordés sur un réseau de 15 km

Coût total de l’opération 16,6 millions d’euros, dont 2,1 millions d’euros pour les chaudières bois, 1,7 million pour “d’autres équipements”, 1,7 million d’euros concernant le génie civil, 7,4 millions d’euros pour la construction du réseau, 1,6 million d’euros pour les créations des sous-stations et 2,1 millions en frais financiers ou divers.

D’où vient l’argent ? 9,8 millions d’euros viennent de l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie), l’ADEME finance plus de la moitié du projet.

Ce nouveau réseau de chaufferie permettra à 56 bâtiments de bénéficier de ce type de chauffage biomasse. Les secteurs universitaire (Université d’Angers, CROUS, les grandes écoles), public (Service Départemental d’Incendie et de Secours de Maine-et-Loire, Centre National de la Fonction Publique Territoriale, lycées, collèges, écoles, gymnases, maison de quartier), résidentiel (les 1 100 familles du quartier dans les immeubles raccordés) et économique de Belle-Beille sont les “gagnants” de ce projet.

Un comité de suivi composé de cinq habitants du Champ-Fleury et de cinq habitants du Petit-bois suit l’évolution du chantier. Une première réunion a eu lieu le 15 juin, la prochaine est prévue le 4 juillet afin de visiter le chantier, une autre est programmée en octobre “pour présenter l’état initial de l’environnement par Air Pays de la Loire.” 

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