
Face aux épisodes de fortes chaleurs qui frappent le département, la résilience des cours d’eau devient un enjeu territorial majeur. Selon les informations rapportées par La Nouvelle République, un vaste chantier de restauration écologique vient de démontrer son efficacité à Quinçay, où de nombreux partenaires institutionnels ont allié leurs forces pour protéger le lit de l’Auxance, préserver la biodiversité et garantir la qualité de l’eau potable des habitants du secteur.
Des aménagements pour redonner un cours naturel à la rivière
Le syndicat du Clain aval a mené une ambitieuse opération de réhabilitation hydromorphologique sur plus d’un kilomètre de l’Auxance. Les équipes techniques ont procédé à la suppression d’un ancien clapet basculant qui alimentait autrefois une structure de pisciculture, permettant ainsi d’entamer une véritable renaturation des berges. La création de zones de reproduction pour les poissons et d’annexes hydrauliques favorise désormais une infiltration optimale vers les nappes phréatiques. De plus, ces aménagements façonnent une zone d’expansion naturelle capable de retenir les volumes d’eau lors des crues hivernales, protégeant de fait l’agglomération poitevine située en aval.
Le retour du pâturage extensif pour stimuler la biodiversité
Cette métamorphose environnementale s’appuie également sur une modification profonde de l’usage des sols limitrophes. Le Conservatoire d’espaces naturels de Nouvelle-Aquitaine s’est porté acquéreur d’une douzaine d’hectares de parcelles agricoles, des terrains historiquement exploités pour la culture du maïs. Sur cet espace rendu à sa vocation de zone humide, l’association a aménagé une quinzaine de mares et planté près de huit cents mètres linéaires de haies végétales. L’avenir de ces terres s’oriente aujourd’hui vers un modèle pastoral doux, destiné à accueillir de la production de foin et des élevages ovins afin de lier la préservation des écosystèmes au maintien d’une activité agricole.
Une stratégie foncière pour purifier la ressource locale
Le dernier volet de cette requalification territoriale concerne directement la sécurisation sanitaire menée par le syndicat Eaux de Vienne autour du point de captage du Moulin de Vau. L’organisme a finalisé l’acquisition de six hectares et demi de terrains entourant cette infrastructure stratégique, laquelle approvisionne quotidiennement plus de cinq mille riverains sur les communes de Cissé et Quinçay. L’instauration de ce périmètre de sécurité, largement financé par les fonds de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne, a pour but de faire chuter drastiquement les concentrations de nitrates et de résidus phytosanitaires dans les sols, assurant ainsi une ressource saine aux générations futures.