
Face aux conséquences de la canicule sur les élevages avicoles, la préfecture de la Vienne a adopté des mesures d’urgence pour permettre l’évacuation et le traitement des nombreuses volailles mortes. La filière d’équarrissage étant saturée, des dérogations temporaires ont été accordées afin de faire face à cette situation sanitaire.
Une surmortalité provoquée par la canicule
Selon La Nouvelle République, les fortes chaleurs ont durement touché les élevages de volailles du département, particulièrement sensibles au stress thermique. Malgré les aménagements mis en place par les exploitants, la canicule a entraîné une hausse importante de la mortalité dans les élevages, au point de dépasser les capacités habituelles de la filière d’équarrissage. Selon la préfecture, près de 150 tonnes de cadavres de volailles doivent être traitées chaque jour après cet épisode exceptionnel.
Un centre de stockage mobilisé jusqu’au 5 juillet
Pour répondre à cette urgence sanitaire, un arrêté préfectoral autorise, du 29 juin au 5 juillet, le centre de stockage de déchets non dangereux de Sommières-du-Clain, exploité par Suez, à recevoir et traiter des cadavres de volailles provenant de la Vienne mais aussi des Deux-Sèvres.
Des dérogations accordées à certains élevages
Deux autres arrêtés permettent également à des exploitations avicoles situées à Bertegon et à Thénezay, dont une parcelle est implantée dans la Vienne, d’enfouir directement sur leur site les animaux morts pendant la vague de chaleur lorsque les services d’équarrissage ne peuvent intervenir dans les délais.