Après avoir constaté plusieurs comportements inadaptés de la part de promeneurs, le Parc naturel régional des marais du Cotentin et du Bessin (Manche/Calvados) rappelle fermement les règles de sécurité et de distance à respecter aux abords des colonies de phoques veaux-marins. Le dérangement de cette espèce protégée est interdit et passible de verbalisation.
Juillet et août : une période critique pour les naissances
La baie des Veys abrite une colonie sédentaire d’un peu plus de 300 phoques veaux-marins, où l’on recense une cinquantaine de naissances chaque année. Durant les mois de juillet et d’août, la vigilance doit être maximale car la colonie entre dans sa phase la plus vulnérable de l’année, qui cumule les mises bas, l’allaitement des nouveaux-nés et la période de mue des adultes.
Selon Tendance Ouest, les autorités environnementales rappellent que la promiscuité humaine ou une approche trop brutale peuvent avoir des conséquences mortelles pour les jeunes phoques. Face au stress provoqué par l’Homme, les mères fuient précipitamment vers la mer, abandonnant sur le sable leurs petits qui n’ont pas encore la capacité physique de les suivre. Ce type de séparation forcée constitue aujourd’hui la première cause de mortalité chez les blanchons (les bébés phoques) dans la région.
Les consignes pour une observation responsable
Afin de concilier curiosité touristique et préservation de la faune sauvage, le Parc naturel régional rappelle les bons réflexes à adopter le long des côtes de la Manche :
- Respecter les distances : L’observation doit se faire dans la discrétion la plus totale, en maintenant une distance de sécurité d’au moins 300 mètres avec les animaux.
- Ne pas intervenir soi-même : Si un phoque ou un jeune blanchon est découvert isolé sur une plage, il ne faut en aucun cas tenter de l’approcher, de le toucher ou de le repousser vers l’eau. L’animal sauvage, acculé, pourrait mordre ou se blesser.
- Alerter les spécialistes : En cas de suspicion d’échouage ou de détresse prolongée d’un mammifère marin, il convient de contacter immédiatement le réseau national d’échouage géré par l’observatoire Pelagis au 05 46 44 99 10.
