Peine confirmée pour le “droniste” qui livrait les détenus d’Angers

La cour d’appel de Rennes a confirmé ce mardi 30 juin 2026 les six ans de prison ferme infligés à un jeune de Vertou (Loire-Atlantique) qui livrait par drone les prisons de Nantes, Angers (Maine-et-Loire), Le Mans (Sarthe), La Roche-sur-Yon (Vendée), Ploemeur (Morbihan), Rochefort (Charente-Maritime) et Vivonne (Vienne).

La cour d’appel de Rennes a confirmé ce mardi 30 juin 2026 les six ans de prison ferme infligés à un jeune de Vertou (Loire-Atlantique) qui livrait par drone les prisons de Nantes, Angers (Maine-et-Loire), Le Mans (Sarthe), La Roche-sur-Yon (Vendée), Ploemeur (Morbihan), Rochefort (Charente-Maritime) et Vivonne (Vienne). Photo by Karim Ait Adjedjou/ABACAPRESS.COM

Pour rappel, Célestin XXX – fils d’une employée bancaire en apparence sans histoires – et sa propre mère – embauchée “depuis trente-deux ans” dans le même établissement bancaire – avaient été condamnés en comparution immédiate par le tribunal correctionnel de Nantes le 27 février 2026.

Le premier, qui compte à 24 ans déjà “dix-huit mentions” à son casier judiciaire, avait écopé de six ans de prison ferme et 15.000 € d’amende pour avoir opéré une série de livraisons par drone dans les établissements pénitentiaires du Grand Ouest entre février et décembre 2025. Isabelle XXX, âgée de 55 ans, avait elle été condamnée à dix-huit mois de prison avec sursis pour “blanchiment” et sa demande de dispense d’inscription de cette condamnation sur la partie de son casier judiciaire accessible aux employeurs avait été rejetée.

Le directeur du centre pénitentiaire de Nantes avait en fait été le premier à faire “remonter” des “faits récurrents d’usage de drones” acheminant “des livraisons illicites” aux détenus de son établissement, en mars 2025. Depuis quelques semaines, “les livraisons s’intensifiaient” : elles étaient devenues “quotidiennes” et survenaient même “en pleine journée”.

IL EVOQUAIT “PRESQUE” L’IDEE DE “DEPOSER UN BREVET”

Les “chaussettes” suspendues au bout des aéronefs contenaient précisément “des stupéfiants”, “des médicaments”, “des téléphones” et autres “accessoires électroniques”. L’ADN de Célestin XXX – un ancien détenu – avait été retrouvé sur un drone intercepté en mai 2025 : les investigations ont ensuite permis de lui attribuer “entre 50 et 80” livraisons dans les autres maisons d’arrêt, pour “200 €” à chaque colis.

Célestin XXX était soupçonné d’avoir été à la tête de cette “petite entreprise” et évoquait “presque” avec sa maman l’idée de “déposer un brevet” alors qu’il était menacé par l’arrivée d’un concurrent “droniste”… ce qu’il avait contesté, expliquant avoir été un simple “exécutant”.

Des conversations interceptées avec sa mère laissaient à penser qu’elle s’est rendue coupable du “blanchiment” du produit de ces livraisons : dans ces échanges, alors que le fils indiquait avoir “15.000 € à cacher”, la quinquagénaire proposait “d’enterrer l’argent quelque part dans le jardin” ou de “les mettre dans un coffre”.

Lors de l’audience devant la cour d’appel de Rennes, l’avocat général avait requis dans ces conditions huit ans de prison ferme à l’encontre de Célestin XXX avec une “période de sûreté” des deux tiers, pendant laquelle il n’aurait pu bénéficier d’aucun aménagement de peine. Le magistrat avait également sollicité la “confirmation” de la peine infligée en première instance à sa mère et la condamnation de celle-ci à une amende supplémentaire de 3.000 €. La cour d’appel de Rennes ne l’a finalement pas suivi : les peines prononcées par le tribunal correctionnel de Nantes à l’encontre des deux prévenus ont été confirmées./RB et GF

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