Après plusieurs semaines sans pluie significative et un épisode de canicule qui a accentué l’assèchement des sols, la situation hydrologique se dégrade rapidement en Maine-et-Loire. Constatant une baisse importante des débits des cours d’eau, le préfet a décidé de placer l’ensemble du département en niveau d’alerte pour les usages de l’eau des particuliers et des collectivités. Les premières restrictions entrent en vigueur ce jeudi 2 juillet.

Les effets du déficit de pluviométrie se font désormais sentir sur l’ensemble du territoire. Les nappes et les cours d’eau enregistrent une diminution préoccupante de leurs niveaux, conduisant les autorités à renforcer les mesures de préservation de la ressource en eau afin d’éviter une aggravation de la situation au cœur de l’été.
Des restrictions pour les particuliers
Pour les habitants, plusieurs usages de l’eau sont désormais encadrés. L’arrosage des pelouses est interdit, tout comme le lavage des véhicules à domicile. Les massifs de fleurs ne pourront plus être arrosés entre 8 h et 20 h, tandis que l’arrosage des potagers est interdit de 11 h à 18 h, aux heures les plus chaudes de la journée.
Les collectivités également concernées
Les communes devront elles aussi adapter leurs pratiques. L’arrosage des pelouses est interdit, à l’exception des terrains de sport, autorisé uniquement entre 20 h et 8 h. Le nettoyage des voiries est suspendu, sauf en cas d’impératif sanitaire. Les massifs de fleurs sont soumis aux mêmes horaires de restriction que pour les particuliers, avec une interdiction d’arrosage de 8 h à 20 h.
Une situation contrastée selon les bassins versants
Les mesures applicables aux usages professionnels, notamment agricoles et industriels, varient selon l’état des différents bassins hydrographiques du département.
Les bassins de la Loire, de l’Authion, de la Sarthe, du Loir et du Lathan sont placés en vigilance, appelant à une utilisation raisonnée de l’eau.
Le niveau d’alerte est maintenu sur les bassins de la Mayenne, de l’Erdre, de l’Oudon, de la Dive du Nord, de la Moine, de l’Aubance et de la Romme.
La situation est plus préoccupante sur les bassins du Layon, de l’Hyrôme, de l’Èvre, du Thouet, de l’Argenton et de la Sèvre nantaise, désormais placés en alerte renforcée, impliquant des restrictions supplémentaires pour les prélèvements d’eau.
Enfin, le niveau le plus élevé, celui de crise, est atteint sur les bassins de la Thau, de la Divatte, du Brionneau, du Couasnon et de la Sanguèze, où seuls les usages prioritaires de l’eau sont désormais autorisés.
« Chaque geste compte »
Face à cette dégradation rapide, le préfet appelle l’ensemble des habitants, des collectivités et des professionnels à adopter des gestes de sobriété au quotidien. « Tous les gestes de sobriété, de jour comme de nuit, sont utiles pour préserver la ressource en eau sur l’ensemble de la période estivale », rappelle la préfecture.
Alors que les prévisions météorologiques n’annoncent pas de précipitations significatives à court terme, les autorités n’excluent pas un durcissement des mesures dans les prochaines semaines si la situation hydrologique continue de se détériorer.