Un restaurateur de Saint-Lô verbalisé après un violent incendie en pleine canicule

03/07/2026
0
Un restaurant manchois qui avait brûlé a été verbalisé / DR

Un feu de détritus mal maîtrisé a provoqué la destruction de cinq mille mètres carrés de terres agricoles lors des récentes fortes chaleurs dans la préfecture de la Manche. Le gérant d’un établissement voisin a écopé d’une amende pour avoir enfreint l’interdiction préfectorale de brûlage, tandis que la propriétaire du terrain dévasté a décidé d’entamer des démarches judiciaires.

Un feu de détritus qui dégénère lors de l’alerte rouge
L’incident s’est déroulé à la fin du mois de juin sur la route de Fumichon au sud-est de la ville, alors que le département subissait un épisode caniculaire extrême. L’incendie a débuté au niveau de l’aire de stockage des déchets d’un bar-restaurant local, où des cartons et des emballages plastiques avaient été enflammés. Bien que le commerçant ait tenté d’éteindre le brasier dans un premier temps, le feu a rapidement repris sous l’effet des conditions météorologiques et s’est propagé aux parcelles adjacentes. L’intervention intensive de dix-neuf sapeurs-pompiers, mobilisés pendant plus de deux heures, a été indispensable pour circonscrire les flammes et protéger les bâtiments environnants.

Une infraction formellement sanctionnée par la police
Contrairement à l’hypothèse d’une combustion spontanée uniquement liée aux températures caniculaires, les constatations policières ont confirmé la nature humaine et accidentelle du sinistre. Les forces de l’ordre ont verbalisé le restaurateur en lui infligeant une amende de quatrième classe pour avoir allumé un feu de plein air pendant une période de restriction réglementaire stricts. Un arrêté préfectoral proscrivait en effet formellement toute incinération à l’air libre durant l’alerte rouge de vigilance, engageant ainsi directement la responsabilité légale du professionnel dans la propagation du sinistre vers les parcelles voisines.

La colère et l’action en justice de la propriétaire de 87 ans
Le bilan environnemental est lourd pour la propriétaire du champ, une octogénaire qui met gracieusement ses terres à la disposition d’un club équestre local pour la fauche et l’entretien. Constatant la destruction complète de ses deux terrains séparés par un chemin, la retraitée a formalisé son indignation en déposant une plainte au commissariat dès le début de la semaine suivante. Pour appuyer sa procédure juridique, elle a sollicité son assurance ainsi qu’un entrepreneur agricole afin d’évaluer le montant des travaux de remise en état du sol, tout en manifestant sa volonté de relancer un ancien contentieux qui l’opposait déjà à ce même voisin pour des dégradations antérieures.

Quitter la version mobile