Poitiers : près de 180 personnes manifestent pour réclamer une loi intégrale contre les violences

04/07/2026
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Image d’illustration / Pixabay – Antonio_Cansino

Une marche unissant des collectifs féministes et de protection de l’enfance s’est déroulée ce samedi 4 juillet 2026 à Poitiers. Les manifestants ont défilé entre le palais de justice et la préfecture pour demander une législation globale et des moyens financiers accrus afin de mieux protéger les victimes et garantir leur accès à la justice.

Une coalition pour une protection globale

À l’appel d’un rassemblement de plusieurs organisations, incluant le collectif du 8-Mars, des représentantes du Centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF), ainsi que des délégations syndicales, environ 180 personnes se sont mobilisées dans le centre-ville.

Selon les informations de la Nouvelle République, l’objectif principal de cette action est de porter la demande d’une « loi intégrale » visant à renforcer l’arsenal juridique et institutionnel face aux violences subies par les femmes et les enfants.

Des revendications axées sur les moyens et la procédure

Lors des prises de parole organisées devant la préfecture, les porte-paroles des différents collectifs, notamment le collectif des femmes violentées de la Vienne, ont exposé les arguments de leur mobilisation. La coalition réclame un budget annuel de 3 milliards d’euros pour moderniser les structures d’accueil et d’accompagnement. Les militants ont également pointé du doigt le taux élevé de procédures classées sans suite dans les affaires de violences de genre ou intrafamiliales, plaidant pour une révision des méthodes d’enquête et de traitement de la preuve.

Priorité à la prévention et à la formation

Au-delà de l’aspect purement répressif, les manifestants ont insisté sur la nécessité de bâtir une politique publique structurelle. Les revendications mettent en avant le besoin d’investir massivement dans la prévention, l’éducation dès le plus jeune âge, ainsi que la détection précoce pour repérer les situations de vulnérabilité. Enfin, l’accent est mis sur la formation des professionnels afin d’optimiser la prise en charge médicale, policière et judiciaire des victimes lorsqu’elles brisent le silence.

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