Implantée depuis 30 ans en Charente, l’Association pour le droit à l’initiative économique (ADIE) soutient le développement de projets locaux. Chaque année, l’organisme accompagne environ 150 porteurs de projets en situation de précarité ou exclus du système bancaire classique en leur octroyant des microcrédits de court terme.
Une alternative rapide aux circuits bancaires traditionnels
Pour de nombreux créateurs d’entreprise, l’accès aux prêts bancaires classiques s’avère complexe en raison des garanties et des pièces justificatives exigées. L’ADIE propose une procédure simplifiée axée sur la viabilité du projet plutôt que sur le profil financier initial de l’emprunteur. Les dossiers sont généralement instruits et validés en moins d’un mois.
L’association propose des financements pouvant atteindre 12 000 euros, avec un montant moyen de 5 000 euros remboursable sur trois ans. Pour abaisser le coût du crédit, dont le taux plafond s’établit à 9,6 %, l’organisme combine ces prêts avec des fonds à taux zéro ou des aides issues des collectivités locales.
Des exemples concrets de réussite à Angoulême
L’accompagnement financier et administratif proposé par l’association permet la concrétisation de projets de proximité dans divers secteurs d’activité comme l’artisanat et le commerce. William Dupuy a obtenu un microcrédit de 6 000 euros pour financer l’aménagement de son local et l’achat de ses premiers stocks de pièces détachées. Il gère aujourd’hui sa propre boutique de réparation de téléphones, Répare-moi si tu peux, dans le centre-ville d’Angoulême.
Selon France 3 Nouvelle Aquitaine, ce dispositif s’avère également être un soutien précieux à la jeunesse. Lise Gourinchas, âgée de 20 ans, a ainsi bénéficié d’une aide du même montant pour acquérir le matériel professionnel nécessaire, comprenant la baignoire, la table et les tondeuses, à l’ouverture de son salon de toilettage canin.
Un accompagnement humain face à une demande en hausse
Au-delà de l’apport financier, l’ADIE structure les démarches des entrepreneurs. Les deux salariés et la dizaine de bénévoles de l’antenne charentaise aident les créateurs à ordonner leurs dossiers administratifs et à vérifier la viabilité économique de leur future activité.
Face à un public de plus en plus nombreux touché par la précarité, l’association adapte ses conseils à des profils variés, principalement concentrés dans la restauration ambulante comme les food-trucks, le bâtiment avec des maçons ou des plombiers, et les services à la personne.
